Philippe Gilbert ne craint pas d’affronter Boonen, Pozzato ou Cancellara dans les monts flandriens

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LA PANNE Après avoir disputé la demi-étape en ligne du matin en queue de peloton, Philippe Gilbert n’a pas couru celle contre-la-montre de l’après-midi. À 17h30, le Liégeois s’est présenté, entouré de Leif Hoste et de Jurgen Roelandts, les deux coureurs sur lesquels Gilbert compte le plus, dimanche.

De Van Avermaet, que son équipe annonce comme un autre lieutenant, le vainqueur du Tour de Lombardie et de Paris-Tours, ne parle jamais. Et quand on lui pose la question, Gilbert a des mots durs qui montrent combien l’entente entre les deux hommes n’est guère exceptionnelle. “Van Avermaet n’est pas bien”, dit-il. “Il n’a pas encore été au niveau cette saison, mais on ne sait jamais, il peut toujours y avoir un miracle.”

Pour gagner le Tour des Flandres, la classique qui le fait le plus rêver après Liège-Bastogne-Liège, le Wallon n’entend pas avoir besoin de miracle, lui.

“Je suis nettement mieux que l’an dernier”, dit celui qui avait fini 3e derrière Devolder et Haussler, non sans avoir, avant cela, franchi le Mur de Grammont et le Bosberg devant Boonen et Pozzato, les deux favoris de l’époque. “J’ai tout fait pour arriver dans cette condition. Je peux encore être un peu mieux, j’espère que ce sera le cas entre l’Amstel et Liège, mais on peut gagner le Tour des Flandres sans être au sommet. Il n’y a pas que le physique qui compte, la tactique, le placement, le fait d’éviter des efforts inutiles sont aussi déterminants.”

Peut-être tout autant pour éviter la pression que par honnêté, le Liégeois refuse de se situer sur la même ligne que les grandissimes favoris du Ronde .

“Je suis un peu en dessous de Breschel, de Cancellara, de Boonen, de Flecha, de Pozzato, encore qu’on ne sache pas où il en est exactement”, affirme Gilbert. “En fait, je n’ai pas de problèmes à les suivre dans les côtes, peut-être même que je les y lâcherai... Ce qui compte, c’est d’être devant, de ne pas se faire piéger comme ça a été le cas à Gand-Wevelgem. Je me suis retrouvé mal placé une fois, j’étais trois places trop loin en bas de la descente du Kemmel et avec Jurgen (Roelandts), nous avons dû chasser trente kilomètres.”



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