Philippe a encore progressé. Sera-ce suffisant pour réaliser son rêve ?

LIÈGE Dix ans après Frank Vandenbroucke, dernier Belge à avoir gagné la Doyenne, un Wallon remportera-t-il tout à l'heure Liège-Bastogne-Liège ?

Douze mois après avoir animé la course et être arrivé détaché devant ses supporters en folie dans La Redoute, Philippe Gilbert est cette fois un favoris de la classique wallonne de ses rêves.

"Pas au niveau de Rebellin, Valverde, Cunego ou les Schleck" , dit celui qui, à l'applaudimètre, à gagner hier la présentation des équipes et coureurs dans la cour du Palais des Princes Évêques.

"Je me situe juste en dessous d'eux. En plus, j'ai une forte équipe, avec Evans, qui se mettra à mon service s'il ne peut gagner seul, car j'ai une meilleure pointe de vitesse, mais il y a aussi Van Den Broeck, Vanendert, Dekker... Moi-même, je suis plus fort encore, cette année. Je l'ai vu au Tour des Flandres, je l'ai encore vu à l'Amstel, j'ai pu faire des choses que je ne pouvais réaliser l'an dernier."

Le Wallon dispute aujourd'hui sa vingtième course de la saison, seulement. Ce qui lui permet d'être dans une forme ascendante.

Et ce, contrairement aux dernières années, quand son début de saison était plus percutant, mais qu'il s'époumonait en avril.

"La presse a dit que nous étions en dessous de tout depuis le début de la saison, mais à part Milan-Sanremo, dans toutes les grandes classiques on a mis au moins un coureur dans le Top 5" , fait-il remarquer à propos.

"Si nous gagnons une des grandes classiques à venir, Liège, Hambourg, San Sebastian, Paris-Tours ou la Lombardie, on dira que nous sommes les plus forts. Et Cadel peut aussi briller en juillet et changer totalement le bilan. "

Vendredi, le Liégeois et ses équipiers étaient accompagnés lors de leur reconnaissance par quelques jeunes coureurs et cyclosportifs enthousiastes, dont Pierre-Yves Hardenne, l'ex-mari de Justine Henin, dont on connaît la passion du cyclisme qu'il pratique quotidiennement, à Monaco où il réside, comme Gilbert, ou sur les routes de nos Ardenne.

"La Roche aux Faucons et Saint-Nicolas sont très dures, mais je grimpe mieux" , dit encore Gilbert.

"Je ne vais pas attaquer, mais attendre durant 250 km, puis tout donner dans les dix derniers kilomètres. L'Arrivée à Ans est pour un homme fort, elle me convient."



© La Dernière Heure 2009