Philippe Gilberta repris 7 secondesà Tony Martin hier

BANNEUX inquante-sept secondes. C’est, après la 4 e étape, l’écart qui sépare Tony Martin de Philippe Gilbert, 3 e hier et qui a donc conquis quatre secondes de bonification auquelles s’ajoutent trois secondes pour une cassure survenue dans le peloton sur la ligne.

Il faudra toutefois faire mieux ce dimanche, à Banneux, sur des routes qu’il connaît bien et qui promettent un spectacle exceptionnel. Avec, parmi les treize montées recensées, trois ascensions de la Redoute ou de la raide (et très mauvaise) côte de Banneux.

“La dernière étape sera très difficile”, disait hier Gilbert. “Je me rappelle qu’on avait couru quelque chose de très semblable en 2004 au Ster ElektroToer. À la fin, il y avait des coureurs partout… Je me sens très bien, j’ai de bonnes sensations. Ce sera quitte ou double, il faudra isoler Martin le plus et le plus vite possible. L’équipe Omega Pharma-Quick Step alignée ici n’est pas la plus solide pour le travail sur les routes ardennaises. Aujourd’hui (samedi), dès que la route montait et que cela allait vite, plusieurs équipiers de Martin disparaissaient.”

Cette fois, après un jour de trêve, on attend de surcroît, une météo difficile.

“La journée dure, très rapide, usante, va forcément laisser des traces demain (aujourd’hui)”, expliquait le champion du monde peu après l’arrivée d’une étape durant laquelle Martin et ses équipiers ont dû travailler. “Ils ont dû rouler en effet car il y avait toujours pour eux la menace de cette échappée. Bien sûr, quand on est devant, on ne prend pas les effets des relances, mais nous aussi, nous étions dans leur sillage.”

Pour le coureur de BMC, il n’y avait toutefois rien à espérer de mieux que cette troisième place.

“J’étais bien placé au Petit Poggio (NdlR : à 7 km du but)”, disait-il. “Après, je me suis laissé reculer et, dans les derniers hectomètres, Kohler et Nerz m’ont replacé. Quatre secondes, ce n’est pas grand-chose, mais c’est mieux que de les perdre.”

© La Dernière Heure 2013