Cyclisme

Après les larmes sur la ligne d'arrivée, le Remoucastrien a fait place au large sourire.

"J'ai ressenti que la forme revenait au fil des jours et ça m'a donné de la confiance", expliquait Philippe Gilbert quelques minutes après sa victoire au sprint dans Paris-Roubaix. "J'ai fait une belle course tactiquement."

Avec ce quatrième monument, en plus du Tour de Lombardie (2009 et 2010), Liège-Bastogne-Liège (2011) et le Ronde (2017), c'est son pari qui est en passe de se réaliser. "J'ai toujours ce rêve de gagner tous les monuments. Je m'en rapproche petit à petit et c'est une grande fierté."

Une victoire conquise un peu dans le style de celle sur le Tour des Flandres, quand il était parti en solitaire mais s'était montré le plus fort. Ici, il a été accompagné avant de progressivement faire craquer ses adversaires. "Les longues échappées ne me font pas peur, elles tournent même en ma faveur généralement", se réjouissait le Liégeois. "Je me suis lancé dans l'aventure avec Politt, qui ne lésine pas sur les relais et on s'est retrouvé ensemble dans le final. A partir de là, on n'a plus calculé et on a roulé à bloc. Au sprint, c'est le meilleur qui doit gagner et tant mieux que c'était moi aujourd'hui."

Et de finir sur une petite pique envers ses détracteurs. "Cette victoire est spéciale parce que c'était un choix osé. Beaucoup de gens disaient il y a trois ans que les pavés, ce n'était pas pour moi. J'ai d'abord gagné le Tour des Flandres et maintenant Roubaix. J'ai donc pu transformer mes qualités de puncheur, et je suis devenu un coureur un peu différent."

Reste maintenant Milan-Sanremo pour boucler la boucle.

© AFP