Le Waeslandien lance sa saison dans le désert, avec l’intention d’y gagner.

C’est le plus faible plateau du Tour du Qatar de ces dernières années. Il y a l’absence des Etixx-Quick Step (lire ci-contre), mais aussi celle de nombreuses autres équipes, comme les Trek-Segafredo de Cancellara. Ce qui n’empêchera les sprinters, dont Cavendish, mais aussi les Wallons Boris Vallée et Robin Stenuit, de s’en donner à cœur joie dès ce lundi. Tandis que les spécialistes des classiques n’ont qu’une envie : profiter du vent pour faire exploser le peloton.

Comme Alexander Kristoff, triple vainqueur d’étape l’an passé. Mais aussi Greg Van Avermaet. Comme il en a l’habitude, le Belge reprend sa saison dans le désert du Moyen-Orient. "Je suis prêt", raconte le coureur de BMC. "Tu t’entraînes pour une seule raison : pour la course. Je suis donc impatient de reprendre la compétition. Sur ce tour du Qatar que je connais bien, et qui est une excellente préparation pour les classiques, avec la vitesse. Et aussi le vent".

Qui permettra , certainement, à nouveau des bordures. "L’absence des Etixx-Quick Step va changer la course, car cette équipe prend toujours l’initiative", continue le vainqueur de l’étape du Tour de France de Rodez. "Mais ces bordures me conviennent aussi. Comme le chrono de mercredi. Ce sera donc à nous de faire la course. Mais aussi aux LottoNL-Jumbo et au Team Dimension Data. Ce Tour du Qatar n’est pas un objectif pour moi. Mes ambitions sont portées sur les classiques. Mais si je peux y gagner, je n’hésiterai pas à le faire".

Le meilleur Belge sur l’ensemble des dernières saisons a passé un bon hiver. Même s’il souffre à nouveau du talon, son point faible. "Mon talon demeure une préoccupation", confirme Greg Van Avermaet. "Je dois toujours en tenir compte. J’espère que cela ira mieux et que je réaliserai à nouveau un bon printemps." Et qu’il remportera enfin cette grande classique dont il rêve.