Le champion olympique a conquis un neuvième top-10 dans le Ronde et il est même monté pour la quatrième fois sur le podium.

"C’était le meilleur résultat que je pouvais espérer", reconnaissait le coureur d’Ag2R-Citroën. "Je savais que ce serait très difficile de gagner et je n’étais pas dans les plus forts, pas dans les trois plus forts en tout cas. C’est pour cela que je suis très heureux de monter à nouveau sur le podium (NdlR : il avait déjà fini deux fois deuxième et une fois troisième par le passé) alors que d’autres années, j’étais deuxième ou troisième en me sentant le plus fort de la course."

Le Flandrien a rapidement compris qu’il était un peu en retard ou un peu moins fort sur chacune des difficultés du parcours.

"La finale de cette édition a été très dure", poursuivait Van Avermaet. "Dans les cent derniers kilomètres, à partir du Molenberg, le rythme a été très élevé. J’espérais être un peu mieux au Koppenberg puis au Taaienberg, où j’ai chaque fois reculé et où je n’ai pas été assez fort pour suivre Asgreen, Alaphilippe, Van Aert et Van der Poel… Nous sommes restés juste derrière eux et on a roulé sans arrière-pensée, parce qu’il n’y avait dans notre groupe que des hommes forts, des leaders, mais les plus forts étaient devant. Avec mon expérience, ma connaissance du parcours, j’ai pu démarrer à trois kilomètres de l’arrivée avec Jasper (Stuyven) pour conquérir cette belle troisième place."

Greg Van Avermaet a en effet devancé assez facilement le vainqueur de Milan-Sanremo sur la ligne d’arrivée.

"À la fin d’une telle course", disait-il encore, "c’est surtout la fraîcheur qui compte. Tout le monde est de moins en moins fort sur la fin et chez moi, ça diminue souvent moins fort que chez d’autres."