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Vainqueur pour la deuxième fois de la semaine, l’Italien a repris le pouvoir

BEAUFAYS Il a levé les bras au ciel puis a serré le poing de façon rageuse. En réglant le sprint de maîtresse façon dans la banlieue de Chaudfontaine devant l’Espagnol Galdos et le pistard Keisse, Fabrizio Guidi savait qu’il reprenait ce maillot jaune que Nico Sijmens lui avait volé vingt-quatre heures plus tôt à Saint-Hubert.

Guidi, qui s’estimait trop juste pour franchir cette étape reine avec les plus forts fut finalement le meilleur de tous. Sijmens, désormais deuxième du général à huit secondes, avait pourtant, la veille, fait du trentenaire transalpin l’un des candidats à la victoire finale ce soir à Wanze. Un statut qu’il va désormais devoir défendre âprement dans la dernière ligne droite.

Une tâche possible mais pas gagnée d’avance vu que les cinq premiers se tiennent en moins de vingt secondes et qu’ils appartiennent à cinq équipes différentes. “Cela risque donc de partir dans tous les sens”, prédit Gérard Bulens, manager de Crédit Agricole-Colnago.

Hier, lors de la quatrième étape, six coureurs ont lancé une échappée assez tôt. Il y avait là le Norvégien Arvesen, les deux équipiers belges D’Hollander et Hovelijnck, le Suisse Rast, l’Estonien Putsep et le Français Buffaz. Ils ne comptèrent jamais plus de trois minutes d’avance. Partis en contre dans la Haute Levée, Maxime Monfort et l’Espagnol Castresana ont pu rejoindre Arvesen. “Attaquer devant chez moi m’a donné beaucoup de force mais le profil de l’étape, avec la vallée de l’Amblève au programme, n’était pas propice aux attaquants. En plus, Angel Castresana n’a pas souvent pris le relais”, dit Monfort.

Finalement, tout ce monde fut repris par le peloton et Fabrizio Guidi signa son deuxième succès de la semaine après celui de mardi à Perwez. “Une victoire est toujours bonne à prendre. Ce vendredi, je vais me battre pour garder le maillot même si ce sera difficile.”