L'Espagnol a reconduit son succès en résistant au Liégeois, deuxième

à 4 secondes

MALINES Le suspense aura duré jusqu'au bout, ou plutôt jusqu'à deux minutes du terme du 4e Eneco Tour du Benelux. Déjà dépassé de vingt secondes (il en possédait onze d'avance au départ), Andre Greipel avait en effet virtuellement perdu la course depuis longtemps quand Jose Ivan Gutierrez en termina avec son effort. L'Espagnol, déjà victorieux l'an dernier, devançait de quelques centièmes de secondes ses derniers adversaires, Sébastien Rosseler et Michael Rogers. Les trois hommes sont classés à dix secondes du lauréat de l'étape, Raivis Belohvosciks, éliminé depuis longtemps pour la victoire finale, et qui a terminé en boulet de canon, bénéficiant sans doute sur la seconde partie du parcours d'un vent plus favorable lorsqu'il partit, trois heures avant les meilleurs.

Comme Belohvosciks, Gutierrez a, lui aussi, bénéficié d'un léger coup de pouce pour remporter une deuxième fois la course. Le Cantabrique cassa en effet sa selle dans les derniers

"Si cela m'était arrivé plus tôt, j'aurais dû changer de vélo et j'aurais perdu la course" , expliquait le coureur de la Caisse d'Epargne, pour une fois débarrassé de l'ombre imposante de Valverde, de Pereiro, de Karpets ou même de Rodriguez. "J'étais venu pour reconduire ma victoire de l'an passé. J'aime courir ici, ce sont des courses qui me conviennent alors qu'ailleurs, comme au Tour, je dois travailler pour l'équipe. J'étais content de remporter le prologue, mais il fallait surtout rester attentif les six jours suivants. Ce ne fut pas facile."

Être motivé à 100 % dès le départ, il y a huit jours à Sittard, c'est ce qui a sans doute manqué au final à Sébastien Rosseler, lequel échoue pour quatre secondes.

"Petit à petit, je réalise que j'aurais pu gagner" , avouait le Wallon en revenant du podium où il était monté content de sa belle performance. "Mais je n'ai pas perdu cette course aujourd'hui, j'ai roulé un excellent chrono, toujours dans le bon rythme. J'aurais sans doute dû me battre pour des bonifications, lors des premières étapes, mais je n'étais pas au mieux les deux premiers jours."

Si aujourd'hui et demain, Rosseler déménage, quittant le village de Kiewit, près de Hasselt, pour aller vivre à Tongres avec sa compagne Vanessa, le Buffle de Stoumont va ensuite chercher à gagner sa sélection pour le Mondial.

"Je n'ai encore jamais disputé un Championnat du Monde en ligne , fait-il remarquer. Pour la première fois, depuis que je suis pro, je suis encore motivé et frais à cette époque de l'année. Je veux encore réaliser de belles choses cette année."



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