Arnaud De Lie a inscrit son nom au palmarès de la Flèche de Heist (1.1). Samedi après 192,8 kilomètres entre Vosselaar et Heist-op-den-Berg, le coureur de Lotto Soudal a devancé au sprint l'Italien Giacomo Nizzolo (Israel-Premier Tech) et le Britannique Mark Cavendish (Quick-Step Alpha Vinyl).

Un groupe de six coureurs prenait la fuite lors d'une première heure de course très disputée. Après avoir compté près de 5 minutes d'avance sur le peloton, les Belges Thibau Verhofstadt (Tarteletto-Isorex) et Jorre Debaele (Minerva), l'Allemand Maurice Ballerstedt (Alpecin-Fenix), le Français Adrien Lagree (B&B Hotels-KTM) ainsi que le Britannique Oscar Onley (Development Team DSM) et le Canadien Benjamin Perry (WiV SunGod) perdaient inexorablement du terrain sur le peloton.

Alors que le peloton se rapprochait, Onley et Perry décidaient de jouer leur va-tout à deux tours de l'arrivée. Juste avant le dernier tour, avec une quinzaine de kilomètres encore à parcourir, Perry connaissait un ennui mécanique. Onley entamait le dernier tour avec 1 minute d'avance sur le peloton. Son aventure prenait fin à 8 km de l'arrivée.

Comme souvent sur cette course, la dernière bosse pavée, située à un kilomètre de l'arrivée, a étiré le peloton. Mais Arnaud De Lie n'a eu aucun mal à rester placé dans la roue de Ballerini qui avait fait le forcing pour placer Cavendish. Au sommet, le Wallon basculait avec Nizzolo et Allegaert. Le leader de la Lotto-Soudal laissait le soin à l'Italien de lancer le sprint avant de le déborder. Parti de trop loin, Cavendish se contentait de la troisième place.

De Lie succède au Néerlandais Pascal Eenkhoorn, vainqueur en 2021 dans un sprint à trois devant Yves Lampaert et Jonas Rickaert. Le dernier vainqueur belge était Jasper De Buyst en 2017.

Une prolongation de contrat entérinée

Dans la foulée de ce succès, Arnaud De Lie confirmait qu'il était proche d'une prolongation de contrat avec Lotto-Soudal: "Je me sens bien dans cette équipe, elle me fait confiance et j'ai de supers équipiers qui bossent pour moi. Dans ces conditions, pourquoi j'irais voir ailleurs ?"

Comprenant qu'elle faisait face à un bon client, la journaliste osait alors lui demander sur combien de saisons porterait ce nouveau contrat: "Je ne sais pas encore, sans doute deux ou trois ans."