Le quintuple vainqueur du Tour a appris le décès de son aîné avec beaucoup d'émotion.

Si les carrières sportives de Raymond Poulidor et de Bernard Hinault ne se sont croisées que durant trois saisons (de 1975 à 1977), les deux hommes ont toujours nourri une relation emplie de respect.

"C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris son décès ce mercredi matin, a ainsi commenté le quintuple vainqueur du tour, ému. Poulidor, c’est un nom! En course, il ne m’a jamais fait de cadeau, ce qui est tout à fait normal au regard de nos caractères, mais cela n’a jamais été la guerre non plus. Une fois le vélo pendu au clou, une vraie relation d’amitié s’est installée entre nous. Raymond, c’était le courage, un combattant qui a bataillé contre certains des plus grandes légendes de l’histoire du cyclisme comme Anquetil ou Merckx. Il est souvent tombé sur plus fort que lui, lors d’époques marquées par des très grands champions."

Une ténacité sur le vélo accompagné d’une certaine bonhomie à la ville qui ont fait de lui l’un des chouchous du public français. "Raymond était resté extrêmement populaire. Il devait cela à sa carrière mais aussi à sa gentillesse. Chaque matin, au village départ, il enchaînait les poignées de main et les photos sur le stand d’un partenaire. On le présentait toujours comme l’éternel second, mais il était bien plus que cela. N’oublions pas les courses qu’il a gagnées. La Vuelta-Milan-Sanremo etc..."