Le maillot rose s'impose une troisième fois et triomphera, ce dimanche, dans le Tour d'Italie

APRICA La dernière grande étape du Giro 2006, une manche de montagne redoutable a été, comme prévu, très éprouvante et elle a provoqué, une fois encore, d'énormes dégâts. Car même si l'épreuve était jouée depuis longtemps, le favori et futur vainqueur, Ivan Basso a tenu à témoigner, une nouvelle et dernière fois, de sa supériorité actuelle.

Dans le très difficile col du Mortirolo, le col où le regretté Marco Pantani a un monument, Basso s'est irrésistiblement dégagé, n'acceptant pour seul compagnon de route que Gilberto Simoni, ancien vainqueur de la course. Les deux hommes ont rapidement creusé des écarts bientôt insurmontables par leurs poursuivants, même le dauphin de Basso, l'Espagnol José-Enrique Gutierrez étant distancé, tout comme Cunego, Savoldelli et tous les autres.

Basso et Simoni ont poursuivi leur avancée dans la descente, où Gutierrez et Cunego, cependant, ont réduit les écarts. Mais dans les derniers kilomètres et l'ascension finale vers Aprica, les deux premiers, plus soudés, ont à nouveau pris le large. Alors qu'on se demandait comment ils allaient décider de la victoire, Basso a lâché Simoni, épuisé, allant cueillir une troisième victoire d'étape, qu'il a évidemment dédiée à son fils Santiago, né la veille.

Pour la troisième place, Cunego a précédé Gutierrez, profitant ainsi pour prendre, in extremis, la quatrième place du classement général à Savoldelli, plus largement distancé.