Le CEO de la formation belge a fait le point avant la prochaine saison dans une interview accordée au Laatste Nieuws.

Un an après sa prise de fonction en tant que CEO de l'équipe Lotto Soudal, John Lelangue peut tirer un bilan positif sur sa première saison passée en tant que patron de la formation belge. Si la chasse aux victoires d'étapes a porté ses fruits sur les grands tours, les résultats du printemps se sont fait attendre. Lelangue veut que son équipe joue les premiers rôles tout au long de la saison prochaine : "Je trouve qu'on est trop vite content. Nous devons être plus ambitieux... On ne va pas remporter le Tour ou la Vuelta. Mais à la fin de chaque course, nous devons soit réaliser un beau résultat, soit avoir jouer un rôle dans la finale."

John Lelangue est également revenu sur le mercato de la formation rouge et blanche, et plus particulièrement sur les deux recrues phares que sont Philippe Gilbert et John Degenkolb. Le Wallon qui a remporté Paris-Roubaix la saison dernière, vise désormais Milan-Sanremo, le seul monument qui manque encore à son palmarès. "Il vit pour la course comme peu d'autres coureurs", estime Lelangue, "Il veut encore remporter la Primavera, mais aussi porter le maillot rose sur le Giro. Je sais ce dont il est capable. Et il ne va pas disputer l'année de trop. Je l'ai engagé parce que c'est un vrai leader. Il va tirer l'équipe vers le haut: les coureurs mais aussi le staff. Quand Philippe parle, tout le monde l'écoute. Il n'existe pas beaucoup de coureurs de sa trempe."

En revanche, l'ancien patron de BMC ne veut pas installer de hiérarchie précise sur les classiques flandriennes : "Je n'ai jamais promis à Degenkolb qu'il serait le leader unique. Mais pas à Gilbert non plus. Ce sont des professionnels. Ils ne sont pas non plus concurrents car Degenkolb ne peut pas gagner en utilisant la même stratégie que Philippe. J'ai entendu qu'ils voulaient s'aider mutuellement pendant les classiques. J'en suis ravi", a-t-il conclu au quotidien flamand.