John Lelangue n’a pas réussi un coup d’éclat avec Evans mais certifie que le Liégeois a fait exactement ce qu’il fallait

CHIETI “Je le dis et je le répète : je ne suis pas inquiet en ce qui concerne Philippe Gilbert. Ce sont les autres (NdlR : les dirigeants d’autres équipes) qui le sont. Et au fond, ça m’arrange. Depuis décembre, nous respectons exactement notre plan de travail. L’objectif de Philippe aujourd’hui était de travailler, de faire des efforts, mais pas de se montrer et encore moins de gagner. Je viens de lui parler, il est content. Sa journée a été bonne. Mon sourire n’est pas un sourire d’apparat !”

Donc, la 41e place et les 55 secondes concédées par le Liégeois sur les premiers du jour n’ont aucune importance pour le clan BMC. “Je demeure persuadé que le travail effectué ici, notamment durant les trois-quatre derniers jours de Tirreno paiera au moment ad hoc; il constitue même une préparation idéale en vue des classiques. Je dois faire face ces temps-ci à toutes sortes de questions par rapport à mon leader, mais je ne comprends toujours pas cette vague d’émotions. J’estime aussi que les dirigeants d’autres équipes devraient s’abstenir de faire leurs commentaires sur Gilbert. Moi, je n’en fais pas sur leurs coureurs, sinon en bien !”

Et Lelangue de rappeler, comme il l’a déjà fait à maintes reprises, que les BMC sont venus à Tirreno pour tenter de faire gagner Evans.

“J’admets à ce niveau que le vent du premier jour, lors du chrono collectif, nous a joué un mauvais Tour”, dit encore le directeur sportif de BMC. Horner et Kreuziger, les leaders de RadioSchack et d’Astana, qui nous ont pris du temps dès l’ouverture de la course, sont bien là. Donc, en ce qui concerne le classement général, tout, ou presque, se jouera dans l’étape de montagne de ce dimanche. On en saura plus au soir de cette étape… et l’on adoptera notre tactique pour Offida, lundi, laquelle, avec ces nombreux circuits locaux dans la finale (NdlR : et quelques difficultés bien tassées !) ressemblera à un mini-championnat du monde ! Lisez : si Evans n’arrive pas à rectifier la situation dimanche, Gilbert pourrait avoir carte blanche pour se tester dans l’étape d’Offida.

Voilà qui ne serait pas pour nous déplaire. Voir le vrai Gilbert, celui, attaquant et agressif, qu’on connaît, permettrait enfin de se faire une idée de la condition réelle actuelle du Liégeois. Cela même si l’on sait que ce n’est que dans un bon mois qu’il s’agira pour lui d’avoir des jambes de feu. Et John Lelangue de conclure : “Non, je ne suis pas inquiet, c’est la presse qui l’est.”



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