Hormis une seconde place sur Milan-Sanremo grâce à Caleb Ewan, le printemps des classiques de l'équipe belge Lotto Soudal est à oublier. Dans une grande interview, que vous pouvez découvrir en version complète sur notre site et dans notre édition de ce mercredi, le directeur sportif de la formation a dressé le bilan de ces premiers mois de l'année 2021.

Lelangue veut d'abord retenir le positif et le bon tempérament des jeunes de l'équipe, notamment sur les Ardennaises : "On a vu une équipe plus offensive, avec plus de panache et de bravoure sur les Ardennaises. J’en suis plus satisfait. Cela a bien fonctionné avec notre nouvelle génération de coureurs, qui comprend qu’elle ne doit pas attendre le final de ces épreuves."

Mais Lelangue a parfaitement conscience que le bilan n'est pas bon. Les leaders n'ont pas assuré, tant Wellens, "il lui manque toujours un petit quelque chose pour basculer avec les meilleurs", que Degenkolb, "je n’ai pas d’explication."

Sans oublier Philippe Gilbert qui a pris une pause dans son printemps et n'a pas disputé le Tour des Flandres. Néanmoins Lelangue est persuadé que le Wallon a encore les moyens de revenir au top de sa forme : "Le but, c’est qu’il retrouve son meilleur niveau pour le Tour de France. Sur lequel il a une revanche à prendre par rapport à ces trois dernières années. Avec sa chute et son abandon en 2020, avec sa non-sélection en 2019, quand il était dans une autre équipe, et avec sa chute dans la descente du Portet-d’Aspet en 2018."

Et pour motiver son coureur, Lelangue lui a rappelé les bons souvenirs passés par les deux hommes chez BMC : "Je lui ai rappelé notre première année ensemble, chez BMC. En 2012. Cela n’avait pas été facile en début de saison. Cela avait été un peu mieux sur le Tour de France. Et puis Phil avait pris son envol sur la Vuelta, avec deux victoires d’étape et avec son titre de champion du monde."