Wout Van Aert et Julian Alaphilippe ont plusieurs points en commun. Dont celui d’adorer les Strade Bianche. Qu’ils ont tous les deux remporté une fois dans leur carrière. "Et nous ne sommes pas les seuls, car c’est vraiment une magnifique épreuve, que j’aimais regarder à la télé avant", commente le champion du monde. "Ce n’est pas un monument, mais c’est vraiment une très belle. Je me rappelle d’ailleurs encore très bien de ma victoire en 2019. À l’époque, j’en avais fait un grand objectif et cela avait été une forte émotion de m’imposer sur la Piazza Del Campo au bout d’une très belle bataille. Avec Fuglsang. Et Van Aert, notamment."

Dans la foulée, il avait alors gagné deux étapes de Tirreno et Milan-Sanremo. "Je ne suis sans doute pas dans la même forme qu’il y a deux ans", reconnaît Julian Alaphilippe, qui rêve cette année de remporter le Tour des Flandres. "Raison pour laquelle j’avais attaqué tôt au Circuit Het Nieuwsblad, car je sentais que je n’aurais pas su tenir, seul, avec le vent de face, si j’étais sorti au Mur de Grammont. Cela avait été bien utile à l’équipe avec la victoire de Ballerini. Tout en correspondant à mon style de course. Mais je reste satisfait de ma condition, qui ne peut que s’améliorer. Les sensations sont bonnes. Je ressens encore de la douleur au niveau de la main, mais cela ne me gêne pas. Je prends du plaisir sur le vélo."

Et il compte encore en prendre samedi. "Je n’ai pas encore gagné de course cette année", poursuit Julian Alaphilippe. "Bon, je n’ai pas encore beaucoup couru, mais j’ai hâte de retrouver la victoire et si cela arrive prochainement, ce sera sur une belle, car il n’y a que des beaux rendez-vous qui arrivent. Je suis motivé, comme toujours. Avec cette même envie de faire honneur à mon maillot arc-en-ciel. C’est un maillot qui se respecte, et la plus belle façon de l’honorer, c’est de rester fidèle à ma façon de courir, comme quand j’ai été le chercher, en attaquant. Même si je sais aussi que je devrai parfois un peu plus calculer, courir juste."

Tout en s’appuyant sur le Wolfpack pour aller chercher un nouveau succès collectif, dans la foulée de celui conquis samedi dernier au Nieuwsblad. "Il y a de nombreux favoris pour samedi, dont Mathieu van der Poel et Wout Van Aert, même si ce dernier n’a pas encore couru sur la route cette saison ", ajoute encore le charismatique coureur français. "Mais Wout se connaît très bien. Il sera prêt, même sans compétition dans les jambes."