À l’attaque avec Benoot à trente kilomètres de l’arrivée, Alaphilippe (4e) s’est rassuré sur ses sensations après avoir été malade.

Malade en amont de l’Ardèche (qu’il n’a pas terminée) et de la Drôme Classic (17e), il y a une dizaine de jours, Julian Alaphilippe n’avait plus alimenté depuis trop longtemps son moteur d’un carburant essentiel : le plaisir.

Dimanche, autour de la cité des Yvelines du même nom, le Français a couru comme il aime le faire, en passant à l’offensive à trente kilomètres de l’arrivée en compagnie de Benoot dans la côte de Montainville puis en faisant la chasse aux bonifications (deux fois trois secondes) grappillées en cours de chemin dans les deux sprints intermédiaires. La meilleure manière d’oublier le traitement antibiotique qui le vida d’une partie de ses forces il y a près de deux semaines et de se rappeler le coureur qu’il est.

"Sur Paris-Nice, on sait qu’il est toujours important d’être bien placé et l’équipe n’a pas manqué à sa tâche dans ce domaine, commentait le dernier vainqueur de Milan-Sanremo. Cette première étape a été extrêmement éprouvante, on a été pratiquement toute la journée à bloc. Lorsque nous nous sommes portés en tête avec Benoot, nous avons dans un premier temps très bien collaboré, creusant assez rapidement un écart d’une trentaine de secondes. Mais Tiesj a ensuite un peu voulu jouer avec moi après la dernière bosse (NdlR, 1,4 km à 7,8 % dont une dernière partie pavée) et Teuns et Schachmann ont pu rentrer. Au moment de lancer mon sprint, je ne pouvais tout simplement plus, j’étais vidé…"

Quatrième du classement général à sept secondes du maillot jaune allemand, le coureur de chez Deceuninck-Quick Step a fait une bonne opération lors de cette 1re étape. "Ma chasse aux bonifications ? Il ne faut rien laisser passer sur cette course…"