Ses avocats parlent d'atteintes aux droits de l'homme


LIEGE Accompagné de ses avocats, le coureur cycliste kazakh Andreï Kashechkin a réclamé mardi devant le tribunal des référés de Liège de faire interdire les sanctions prononcées par l'Union cycliste internationale (UCI) à son égard, en raison d'un contrôle antidopage positif, qui l'empêchent désormais d'exercer sa profession.

Les avocats ont développé devant le tribunal une argumentation essentiellement basée sur des atteintes aux droits de l'homme pour contester la validité des décisions prises par l'UCI et pour réclamer une décision d'urgence en faveur de leur client.

Andreï Kashechkin, âgé de 27 ans, avait été contrôle positif pour une transfusion sanguine homologue le 1er août 2007 lors de son premier jour de vacances dans un hôtel de Belek en Turquie. Son équipe Astana, l'avait licencié le 31 août après confirmation du dopage dans l'échantillon B.

Tout en relevant une série de pratiques qui seraient contraires à la convention de sauvegarde des droits de l'homme, Misson, l'avocat du coureur, a contesté la validité du test réalisé sur l'échantillon B, réalisé trois semaines après le test sur l'échantillon A. Par ailleurs, l'avocat a annoncé l'introduction d'une procédure au fond pour acte de médecine illégal contre les deux médecins qui ont réalisé ce prélèvement en Turquie.