Entre les deux frères et le vainqueur de la Flèche 2008, ce n'est pas le grand amour

LUXEMBOURG Il n'est pas certain que tous les Luxembourgeois aient fêté dimanche soir avec le même enthousiasme le succès d'Andy Schleck à Ans.

Kim Kirchen n'a pas dû bondir de joie. Parce que sportivement, le vainqueur de la Flèche Wallonne 2008, pas remis de sa double fracture de l'épaule, en février dernier, n'a pu tenir son rang. L'ancien maillot jaune du Tour n'a pas terminé une des courses dont il rêve, lui aussi.

Le Grand-Duché possède actuellement trois champions de haut niveau et si cette concurrence leur sert d'émulation, elle est aussi parfois contre-productive, même si on n'a pas encore d'exemples au plus haut niveau d'un sabordage en règle de deux ou trois de ces hommes.

"Nous sommes trois coureurs de très haut niveau" , disait, l'an dernier, Kirchen après son succès à la Flèche Wallonne. "Nous évoluons dans des équipes différentes (NdlR : à l'arrêt de T-Mobile, Bjarne Riis avait songé à l'attirer aussi dans son équipe, alors CSC), avec des sponsors différents. Il ne peut donc y avoir qu'une certaine rivalité, mais c'est plutôt une saine émulation. Forcément, lorsque l'un de nous réalise quelque chose, les autres veulent faire mieux. Mais j'espère que nous parviendrons à rouler une fois ensemble en équipe nationale..."

Et Kim Kirchen et les frères Schleck ont déjà avoué avoir fait du Mondial de Mendrisio l'un des objectifs majeurs de leur saison. L'an dernier, Kirchen, en méforme, avait préféré déclaré forfait, de préférence, sans dou- te, à devoir aider l'un de ses compatriotes à Varèse. Il faudra attendre la fin de leur carrière pour qu'ils redeviennent les amis d'avant...



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