L'équipe Tinkoff-Saxo a décidé de mettre Roman Kreuziger, vainqueur notamment de l'Amstel en 2013, sur la touche tant que le Tchèque fera l'objet d'une enquête de l'UCI pour des anomalies apparues dans son passeport biologique en 2011 et 2012.

A l'époque, Kreuziger évoluait chez Astana. Un coup dur aussi pour Alberto Contador qui sera ainsi privé au prochain Tour de France (5-27 juillet) des services d'un de ses plus solides lieutenants. L'an dernier, Kreuziger avait fini 5e du Tour, juste derrière son leader.

Kreuziger, 28 ans, va faire l'objet d'une procédure disciplinaire pour des anomalies remontant à deux périodes, de mars à août 2011 et d'avril 2012 à la fin du Giro 2012, a précisé l'équipe, en soulignant que Kreuziger ne faisait pas partie de son effectif à cette époque.

Tinkoff, dont le staff médical se dit convaincu par les explications de Kreuziger, soutient son coureur, a-t-elle souligné: il nie tout recours à des substances ou méthodes dopantes et entend se défendre.

L'équipe a décidé toutefois, en accord avec le Tchèque, de ne pas le faire courir, ce qui l'écarte du prochain Tour de France dans lequel il devait être un soutien de Contador en montagne.

"A partir de maintenant, Roman ne court plus, jusqu'à ce qu'on en sache plus. Mais il n'est pas suspendu, sauf si c'est requis par l'UCI ou la fédération tchèque", a ajouté Tinkoff.

Kreuziger, invité en juin 2013 à s'expliquer sur ces irrégularités présumées, a présenté sa défense en octobre dernier en se basant sur l'avis de deux spécialistes. Il a été informé fin mai que l'UCI (Union cycliste internationale) n'avait pas accepté son explication.

Depuis, un troisième expert sollicité par Kreuziger a fourni un rapport préliminaire expliquant que les fluctuations du profil du Tchèque n'étaient pas des irrégularités dues au dopage.

Kreuziger a rejoint son équipe actuelle en 2013 après avoir défendu les couleurs de Liquigas (2006-2010) puis Astana (2011-2012).