Aujourd'hui, reprend en appel, après la décision de la Cour de cassation, le procès pour dopage de Frank Vandenbroucke

BRUXELLES La Cour d'appel de Bruxelles aura à examiner au- jourd'hui l' affaire Frank Vandenbroucke auquel est reprochée la possession de produits dopants. Près de cinq ans après les faits, un petit rappel de leur chronologie s'impose. Le mercredi 27 février 2002, tandis que VDB s'entraînait avec ses équipiers de Domo pour le Circuit Het Volk, couru le samedi suivant, son ami Bernard Sainz, alias Docteur Mabuse , était arrêté pour excès de vitesse à Aalter. Le Français transportait dans sa voiture (en défaut d'assurance) des produits suspects (l'analyse dira qu'ils n'étaient pas interdits). Aux policiers, Sainz avouera venir de chez Frank Vandenbroucke, au domicile duquel, à Lebbeke, près d'Alost, une perquisition allait permettre la découverte d'EPO, d'hormones de croissance, de morphine, de testostérone, de clen- buterol et d'amphétamines. L'affaire VDB commençait...

D'abord suspendu six mois par la RLVB (sanction levée par le TAS), le Wallon est finalement suspendu six mois (du 1er septembre 2002 au 28 février 2003) par la Communauté flamande, en août 2002. Puni sportivement, VDB est ensuite renvoyé en janvier 2004 devant le tribunal correctionnel de Termonde pour possession de produits dopants, une première pour un sportif belge. Dix mois plus tard, le Hennuyer est condamné à une peine de 200 heures de travaux d'intérêt général.

Condamnation contre laquelle VDB se pourvut en appel. À Gand, le 23 juin, la cour d'appel le condamna à une amende monstre de 250.000 €. Jugement que la Cour de cassation a annulé le 15 février, renvoyant l'affaire devant la cour d'appel de Bru-xelles où elle débarque ce mardi. Les avocats de Vandenbroucke, Mes Deleu et Maeschalk, plaident que leur client, déjà sanctionné sportivement (sa suspension), ne peut l'être une deuxième fois pénalement.



© La Dernière Heure 2006