Le Français, qui fut un coureur "propre" toute sa carrière, témoigne sur son époque.

Le récent documentaire consacré à Lance Armstrong a remis dans l’actualité l’époque charnière entre le XXe et le XXIe siècle. Une période gangrenée par le dopage. David Moncoutié, qui fut fidèle toute sa carrière à Cofidis (de 1997 à 2012) était connu pour sa probité, ce qui ne l’empêcha pas de remporter deux étapes du Tour et quatre de la Vuelta où le Lotois enleva également à quatre reprises le maillot à pois (bleus) de meilleur grimpeur.

Le Français, 45 ans depuis un mois, vient de témoigner chez "Cyclism’Actu". De ce long entretien, épinglons quelques déclarations de celui qui est désormais consultant sur la chaîne Eurosport.

"Entre 1997 et 1998, pour exister sur les plus grandes courses, c’était compliqué sans rien prendre", explique David Moncoutié. "Après, il y eut l’affaire Festina. Je me suis senti beaucoup plus à l’aise après parce que ça a quand même mis un gros coup de frein, surtout au niveau des équipes françaises. J’ai obtenu ma première victoire en 1999 et, jusqu’en 2002, j’ai continué à progresser. En 2002, je fais même 13e du Tour de France […] mais, au fur et à mesure des années, je sentais que ça repartait comme avant. Pour tous ceux qui jouaient les premiers rôles à cette époque et, surtout, le classement général sur les grandes courses, c’était compliqué sans dopage. Donc, Armstrong faisait comme les autres. Il y avait quelques coureurs, dont moi, qui faisaient sans, mais évidemment on ne pouvait pas rivaliser sur les grands tours ou les grandes classiques, où l’endurance et la fatigue rentraient plus en ligne de compte."