L'occasion pour le Brabançon de raconter ce dont il se souvient: "J'ai pris un coup au tibia puis j'ai basculé par-dessus le parapet. J'ai tendu la main pour essayer de m'accrocher au mur... j'ai eu de la chance dans ma chute, la profondeur n'était que de 9 ou 10 mètres. Un peu plus loin, j'aurais dégringolé de 30 ou 40 mètres. Et je suis tombé au meilleur endroit possible car le sol était très rocailleux. Au fait, savez-vous que j'ai atterri sur un faisan ? Je pense qu'il était déjà mort. La trace de son bec est encore visible sur mon épaule. C'est fou, hein ?"

Une anecdote qui fait son apparition presque huit mois après l'accident, alors que Remco Evenepoel prépare le Giro sur lequel sa première ambition sera de retrouver le rythme et préparer ses objectifs estivaux, à commencer par les JO: "Je ne sais pas comment mon corps va réagir, je n'aurai disputé aucune course avant. J'y serai sans le moindre repère. Il serait assez logique que je traverse de mauvaises journées. Là, je suis tellement heureux d'être toujours là, de pouvoir encore monter sur mon vélo. Si j'ai une opportunité un jour, je ne raterai pas l'occasion. Mais si je perds 40 minutes dans une étape, je ne ferai pas la gueule. Regardez Chris Froome, son retour est plus compliqué que prévu..."