Chez lui à Kelowna, en Colombie-Britannique, la province canadienne où il vit avec sa famille, Axel Merckx attend. Le Bruxellois n’est pas inactif, tant s’en faut, mais il aimerait voir se débloquer la situation qui garantirait un futur plus lointain à son équipe, la formation procontinentale américaine Hagens Berman Axeon.

"Il n’y a pas grand-chose de nouveau", confie le manager. "J’ai eu beaucoup de félicitations après le Giro (NdlR : Tao Geoghegan Hart, le vainqueur, et Joao Almeida, qui porta pendant quinze jours le maillot rose, sont passés par son équipe formatrice lorsqu’ils étaient espoirs) et de marques de sympathie. Et aussi lors de la Vuelta où j’ai plusieurs de mes anciens coureurs qui se sont mis en évidence. Mais pour le reste, rien de concret."

Même s’il manque une partie du budget, l’équipe de Merckx Jr débutera la saison.

"On va commencer, on a remis le dossier à l’UCI", dit-il. "On va essayer de survivre au moins une demi-année pour pouvoir offrir quelque chose aux coureurs. Ce n’est pas facile, il faut trouver plus de fonds pour pouvoir courir en Europe, où l’on est souvent présents, et faire des camps d’entraînement. Il manque 300 000 euros pour être au niveau de cette année. Ce n’est pas énorme, mais je me souviens que Patrick Lefevere disait que c’est parfois plus dur de trouver 300 000 que trois millions d’euros. Je pense que l’environnement des élections aux États-Unis a freiné les potentiels investisseurs américains, cela va sans doute bouger maintenant. Ce qui me surprend plus, c’est que je n’ai pas eu beaucoup de contacts avec des sponsors européens, alors qu’on y est bien présents. Et puis, l’absence de réaction du monde du cycle m’étonne aussi. Avec tout ce qui se passe, les vélos sont en rupture de stock, les magasins sont pris d’assaut. Ça me semble le moment de faire de la publicité."

La solution viendra peut-être d’une association.

"J’ai des discussions avec plusieurs teams du WorldTour pour devenir leur équipe de formation", dit encore Axel Merckx. "Mais ça freine aussi de ce côté-là car la plupart ont peur de s’engager, en ne sachant pas de quoi l’avenir sera fait."