"Quand j'ai vu que Remco bougeait ses doigts et ses pieds, je savais que cela irait", raconte Geert Van Bondt. Mais ça, c'était après deux, voire trois minutes d'angoisse. La première, il l'a passée dans la voiture aux côtés de Davide Bramati. "On avait compris qu'il était tombé", notamment grâce aux données GPS du coureur. 
 

En arrivant sur le pont, Van Bondt et Bramati ont vu le vélo de Remco au bord du ravin et ont craint le pire. "Notre coeur s'est arrêté un instant. On a dû se garer plus loin et trouver un moyen de descendre auprès de lui. Une fois à son chevet, il était soulagé de nous voir. Il m'a d'abord dit avoir des douleurs à la hanche et à l'aine. Puis il m'a demandé: 'Geert, reste avec moi' ."

Van Bondt est l'homme que l'on voit tenir la main et la tête de Remco, sur la photo ci-dessus. "Je lui ai demandé de rester le plus immobile possible en attendant les médecins".

Voilà une journée dont on se souviendra longtemps, à la Deceuninck-Quick Step...