Certes, le sprinter de la Jumbo-Visma a commis une grave faute en envoyant son compatriote dans les barrières, au terme de la première étape du Tour de Pologne. Mais l'interview qu'il a livrée à la chaîne néerlandaise NOS montre à quel point l'homme est affecté par cet accident. En larmes pendant de longues minutes, Groenewegen tente d'expliquer comme il peut à quel point il est désolé et conscient de son erreur: "C'est clairement de ma faute. J'ai dévié de ma trajectoire et ce n'est pas autorisé. Penser au sprint est bien loin de mes préoccupations. Je ne penserai même pas au cyclisme dans les mois à venir." Et de préciser à plusieurs reprises que la seule chose qui lui importe est l'état de santé de Fabio Jakobsen.

"Tout est allé tellement vite... d'une seconde à l'autre, je me retrouvais au sol et ne pouvais que constater les énormes dégâts causés par cette chute. J'ai vu les équipiers de Fabio se tenir autour de lui et j'ai compris que cela était grave. Depuis ce moment, je peux simplement espérer qu'il finira par s'en remettre. Et m'excuser pour cette faute. Bien sûr, je ne dors presque plus. Je pense à Fabio et sa famille en permanence. Si je suis déjà entré en contact avec son entourage ? Non, pas encore. Je pense que ce n'est pas encore le bon moment. Mais bien sûr, je le ferai quand le timing sera un peu meilleur."



Ce vendredi, Groenewegen a reçu une convocation pour passer devant la commission disciplinaire de l'UCI. Il risque de lourdes sanctions, à commencer par une amende et une longue suspension, jusqu'à "l'intediction définitive d'exercer des activités relatives au cyclisme", selon ce que prévoit le règlement. Outre cette commission disciplinaire, la justice polonaise pourrait également demander à Groenewegen de répondre de ses actes.