Les atouts espagnols: Freire, qui vise

un 4e titre record, Valverde et Sanchez

STUTTGART L'Allemagne, parce qu'elle joue à domicile, l'Italie, qui possède le tenant du titre dans ses rangs et une pléiade de successeurs potentiels, mais aussi, et surtout, l'Espagne seront demain les nations clés du mondial. Les Espagnols, qui furent durant un mois perturbés par les remous de l'affaire Valverde, possèdent au moins trois vainqueurs possibles dans leurs rangs. Oscar Freire d'abord, qui est à Stuttgart pour devenir le premier corueur de l'histoire champion du monde pour la quatrième fois. Le Cantabrique a montré en début de Vuelta (trois succès d'étape en quatre sprints) qu'il était au mieux avant de devoir quitter l'épreuve, plus tôt que prévu, pour endiguer l'éruption d'une blessure récurrente à la selle.

"Le mondial est mon objectif majeur de la saison et je me suis aligné à la Vuelta pour ça" , explique le champion 1999 (Vérone), 2001 (Lisbonne) et 2004 (Vérone encore). "J'ai 45 jours de course dans les jambes cette saison, je me sens vraiment bien. Mais le fait que j'aie gagné parfois facilement à la Vuelta ne veut pas dire que je gagnerai sans problème dimanche. Le mondial, c'est tout différent, c'est 260 km, ça monte, ça descend, c'est plus dur. A Vérone, il y a trois ans, j'étais mieux encore, je pense. Malgré tout, Bettini sera très fort et Schumacher s'est tout spécialement préparé pour l'événement."

Durant le Tour d'Espagne, le triple champion du monde, avait répété qu'il comptait sur la présence d'Alejandro Valverde à ses côtés. Mercredi, le Murcian, que l'UCI voulait récuser au pretexte de son implication dans l'affaire Puerto, a obtenu du TAS l'autorisation de courir le mondial. Dans quel état, le coureur de la Caisse d'Epargne, 2e à Hamilton, encore 2e à Madrid et médaillé de bronze l'an dernier, aborde-t-il l'épreuve? "L'équipe a été beaucoup déstabilisée par cette affaire" , reconnaît Samuel Sanchez, vainqueur de trois étapes dans la dernière semaine de la Vuelta qu'il a fini sur la 3e marche du podium. "Avec Alejandro, le rapport de force change. Lui et Oscar sont nos leaders. Moi, j'ai une position de joker, un rôle libre. Je pourrai attaquer, mais si c'est nécessaire, je me mettrai à leur service."



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