L’UCI, par l’intermédiaire de son président David Lappartient, a présenté, ce jeudi, sa nouvelle machine à rayons X pour lutter contre la fraude technologique. Portatif, ce nouveau système a été testé en direct sur deux vélos, l’un normal et l’autre équipé d’un moteur, par Michael Rogers, manager des innovations au sein de l’instance internationale. "Il y a deux niveaux de scan. Si le premier affiche une anormalité, nous pouvons augmenter la résolution avec le second. Nous avons deux machines sur les championnats du monde et nous en avions deux autres lors des JO. L’objectif est d’augmenter rapidement notre parc afin de lutter efficacement contre le dopage technologique", a indiqué le triple champion du monde du contre-la-montre australien.

Grâce à cette nouvelle arme, plus facilement manipulable que la précédente, l’UCI entend être encore plus efficace en termes de lutte contre la fraude technologique. "Nous avons déjà utilisé ce système à l’occasion des JO de Tokyo et il fonctionne très bien. Le but n’est pas de contrôler toutes les courses, dans toutes les disciplines et dans toutes les catégories. Mais nous voulons mettre le doute dans l’esprit des tricheurs", explique David Lappartient.

Avec ce nouvel équipement, l’UCI va pouvoir étendre ses contrôles à tous les continents. "Nous avons investi sur une machine au début de mon premier mandat mais elle était beaucoup trop volumineuse pour quitter l’Europe ou pour être utilisée concomitamment sur deux épreuves. Notre objectif était d’avoir un outil plus facilement transportable mais aussi moins cher car le précédent équipement coûtait près de 500 000 €", détaille le président de l’UCI. D’un poids de 3,5 kilogrammes pour un coût de 45 000 €, la nouvelle machine à rayons X répond parfaitement aux exigences de l’instance internationale. Et elle n’est pas dangereuse pour la santé de ses utilisateurs. "L’émission de rayons X est minimale et les machines ont été contrôlées en entrant sur le territoire belge", assure Michael Rogers.

Ce nouveau dispositif devrait considérablement enlever l’envie à d’éventuels tricheurs de tenter l’aventure périlleuse de la fraude technologique. Et elle devrait sans doute aussi mettre un terme à certaines rumeurs pas toujours fondées à propos de certaines performances exceptionnelles.