Cyclisme

Le président de l'UCI David Lappartient a lancé des pistes de réflexions pour rendre le cyclisme plus attractif.

Dans un entretien accordé au journal Le Monde, le président de l'UCI, David Lappartient a annoncé avoir lancé un "groupe de travail attractivité des épreuves" qui sera réunira pour la première fois dès le mois de juin dans la but de prendre des mesures concernant le spectacle sur les courses cyclistes. "L’idée est d’avoir un représentant des organisateurs, des coureurs, des équipes, de l’UCI, des journalistes et des chaînes de télévision.

De nombreuses pistes de réflexion sont déjà mises en avant par David Lappartient mais réduire à nouveau le nombre de coureurs par équipe dans les courses cyclistes ne semble pas une priorité : "Au sein du Conseil du cyclisme professionnel, il y a un consensus entre acteurs pour ne pas diminuer leur taille : les équipes, en tout cas ceux qui les représentent, parce qu’elles veulent contrôler la course ; les coureurs parce qu’ils craignent pour l’emploi et donc leur salaire ; les organisateurs parce qu’inviter 25 équipes de six coureurs, cela fait plus d’infrastructures que 22 équipes de huit." 

Par contre la suppression des oreillettes et des capteurs de puissance en course est une mesure que le Président de l'UCI aimerait voir appliquée. Il balaye l'argumentation qui veut que les oreillettes garantissent la sécurité en proposant la mise en place d'un canal commun pour tous les coureurs annonçant les dangers, du style de Radio-Tour. Un bon compromis serait que les téléspectateurs puissent prendre connaissance en direct des communications entre les coureurs et leur directeur sportif, "comme on peut le voit en Formule 1" note David Lappartient. De même, obliger les coureurs de disputer les courses sans leur capteur de puissance (qui leur permet de connaitre leurs données tels les watts, le rythme cardiaque, etc) permettrait selon lui de voir des coureurs qui osent plus attaquer en cours d'épreuves.

Une dernière piste lancée concerne l'instauration d'un "budget cap". Lappartient estime qu'il y a un déséquilibre budgétaire trop importants entre les grosses formations et les équipes plus limitées financièrement. Un "budget cap" permettrait d'encadrer les budgets des équipes pour rendre le niveau plus homogène.

Les idées ne manquent donc pas pour l'UCI et son président mais il faudra encore les faire accepter par coureurs et les équipes, ce qui ne sera pas aussi facile vu le conservatisme au sein du peloton.