Avec la doyenne, le cycle des classiques printanières se termine en beauté


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Liège-Bastogne-Liège en images

Gilbert: "Je suis plus fort qu'avant"


LIÈGE C’est donc la plus dure (et la plus belle) classique du printemps qui termine cet après-midi le cycle, parfois infernal, des grandes courses d’un jour du printemps.

Plus que jamais, depuis l’adjonction l’an dernier de la côte de la Roche aux faucons dans sa finale, Liège-Bastogne-Liège semble promis à un homme fort, très fort même, car seul un champion pourra triompher des 261 kilomètres d’une épreuve tracée en dents des scie.

“Je ne commettrai pas l’erreur de l’an passé en emmenant un Valverde cuit jusqu’à la ligne”, explique Davide Rebellin, le vainqueur de la Flèche, mercredi qui a rappelé à tous que l’âge n’a aucune prise sur un champion.

Précisément, Valverde, double vainqueur sortant de l’épreuve, peut légitimement espérer réussir le triplé. Cependant, l’Espagnol se dit un peu plus encore que l’an dernier focalisé par le Tour de France et, même s’il s’en défend, la perspective de se voir définitivement rejoint par l’Affaire Puerto le 11 mai, doit lui hanter l’esprit, peu ou prou.

Si ni Rebellin, ni Valverde ne s’imposent à Ans, au terme d’une bataille qui s’annonce intense sur les onze difficultés majeures d’un parcours qui en comptent autant non-recensées, le vainqueur de la 95e édition de la Doyenne des classiques sera forcément un néophyte dans un palmarès qui énonce une belle litanie de champions toutes générations confondues.

Face aux deux anciens lauréats, Damiano Cunego et le tandem des frères Schleck, mené par Andy mais où l’on se méfiera de Frank, malgré sa chute spectaculaire de l’Amstel, il y a une semaine à peine, s’érigent comme les principaux candidats au podium. Où Samuel Sanchez, en y montant, peut aussi étayer son triomphe olympique.

De même, Cadel Evans, Robert Gesink, Joaquim Rodriguez, Michele Scarponi, Karsten Kroon, Jérôme Pineau, Thomas Lovkvist, Christian Pfannberger, Antonio Colom, Carlos Sastre ou le quartet Liquigas, Ivan Basso, Roman Kreuziger, Vicenzo Nibali et Oscar Pellizotti, ont tous les moyens de s’inviter à la fête.

Dont rêve également Philippe Gilbert. Avec le Liégeois, les autres Belges attendus sont Maxime Monfort, Bert De Waele, Dries Devenijns ou Jurgen Van den Broeck.




© La Dernière Heure 2009