Cyclisme

Le Kazakh a gagné deux fois la Course au soleil

HOUDAN Alexandre Vinokourov a toujours entretenu un rapport particulier avec Paris-Nice, course que le Kazakh, qui en prend le départ pour la dernière fois, a enlevée deux fois, en 2002 et 2003.

“Elle a beaucoup marqué ma carrière, je l’ai gagné deux fois mais j’ai aussi connu de terribles émotions comme le décès accidentel de mon ami Andrei Kivilev en 2003. Ce fut un tournant de ma carrière, de ma vie. Ca m’a beaucoup renforcé aussi, j’ai pris ça comme une épreuve de la vie à surmonter pour aller encore plus haut. Andreï est toujours là, c’est mon frère, je lui parle parfois. Il ne se passe pas une journée sans que j’aie une pensée pour lui. Il me manque beaucoup.”

Le coureur d’Astana aborde son ultime participation avec ambition, mais aussi réalisme. “C’est une magnifique épreuve qu’il faut avoir à son palmarès pour être un grand champion”, dit le double lauréat de Liège-Bastogne-Liège. “Elle arrive peut-être un peu tôt pour moi cette année car je vise des objectifs plus lointains comme les classiques ardennaises et bien sûr le Tour de France. Mais Paris-Nice ne peut jamais laisser indifférent. On a toujours envie de faire quelque chose de bien sur cette course. Elle marque le grand début de la saison. J’aimerais gagner une étape et aider Roman (Kreuziger), Rémy (Di Gregorio) et Robert (Kizerlovski) à obtenir un bon classement final. Nous venons pour placer un des nôtres sur le podium à Nice.”

Au moment de s’aligner pour la dernière fois dans la Course au soleil, Vino se refuse à faire preuve de sentimentalisme. “On ne vit pas avec la nostalgie” , rétorque le Monégasque. “J’ai vécu de grands moments sur Paris-Nice, j’ai envie de transmettre ça aux jeunes de mon équipe comme coureur cette année en attendant de voir comment je pourrai faire profiter de mon expérience plus tard à l’équipe Astana, mon équipe de coeur, celle que j’ai créée en 2006.”



© La Dernière Heure 2011