Dans un entretien au grand quotidien londonien The Times, Jim Ratcliffe, le patron d'Ineos, sponsor depuis moins d'un an de l'équipe britannique, a confirmé ce qu'il avait déjà annoncé lors du rachat de la formation autrefois commanditée par Sky, au mois de mai dernier.

"Le jour où des soupçons de dopage entrent dans notre monde, nous quitterons immédiatement le cyclisme", a expliqué l'homme d'affaire le plus riche de Grande-Bretagne au journal. Mais le milliardaire, que le magazine spécialisé Forbes classe en 110e position des plus grandes fortunes mondiales, ne semble pas inquiet. Il avait pris ses précautions avant de se lancer dans l'aventure avec la formation de Dave Brailsford.

"Nous avons vérifié toutes les procédures, tous les antécédents des médecins" dit le PDG du groupe pétrochimique. "Les règles en place au sein du Team Sky étaient les plus rigoureuses dans le monde du cyclisme."

Avec sa fortune, Jim Ratcliffe soutient des sportifs, équipes ou clubs dans le cyclisme, mais aussi la voile, l'athlétisme, le ski, le hockey sur glace et il a également racheté l'OGC Nice, le club de foot français, après être devenu propriétaire du club de Lausanne. En juillet dernier, Egan Bernal lui a offert un premier succès dans le Tour de France.

La semaine dernière, l'Equipe Magazine a estimé à 400 millions d'euros ses investissements dans le sport.

Les déclarations de Ratcliffe interviennent cependant alors que depuis le 29 octobre, l'ancien médecin de Sky, Richard Freeman, est jugé par l'Ordre des Médecins de Grande-Bretagne. Il est accusé de faute grave, d'avoir failli à l'éthique et il pourrait même perdre le droit d'exercer.

Freeman est notamment accusé d'avoir commandé trente sachets de testostérone en 2011 et de se les être faits livrer au vélodrome de Manchester où siègent l'équipe Sky et la Fédération britannique de cyclisme.

Après avoir longtemps nié les faits, Freeman, qui plaide coupable dans 18 des 22 chefs d'accusation portés contre lui, a admis avoir effectué cette commande pour traiter la « dysfonction érectile » de Shane Sutton, l'ex-directeur de la performance de Sky.
Celui-ci a nié ces affirmations du médecin. Le verdict doit être rendu le 20 décembre.

Freeman a quitté ses postes de médecin de la fédé britannique et de Sky en 2017.