Des côtes longues plutôt que des casse-pattes comme le Mur de Huy conviennent mieux au leader du Crédit Agricole

LIÈGE Bert De Waele n’est pas du genre à faire beaucoup de bruit. Le Flandrien du Crédit Agricole paraît même un peu surpris de toute l’attention médiatique qui tourne autour de sa personne. Mais à 34 ans, il fait partie des valeurs sûres pour les classiques ardennaises, lui qui s’y classe toujours, ces dernières saisons, parmi les meilleurs Belges. Un titre qu’il ne recherche pas. Seul le résultat l’intéresse.

Quatrième dimanche à l’Amstel , où il a tenté avec brio et panache de surprendre les ténors, et douzième mercredi à la Flèche, où il n’avait pas récupéré de ses exploits en terre batave, Bert De Waele aborde la dernière grande classique du printemps en confiance. Surtout que des trois Ardennaises, c’est la Doyenne que cet ancien préfère. “C’est celle qui me convient le mieux”, explique-t-il. “Je manque d’explosivité pour des côtes comme le Mur de Huy. Ici, les côtes sont plus longues, ce que je préfère. Tout comme le fait de pouvoir jouer sur la distance. Liège-Bastogne-Liège, c’est 260 kilomètres, il faut être endurant et résistant.”

Soit deux de ses principaux atouts sur le vélo, qu’il avait pu dévoiler sur le dernier Mondial, où il avait été appelé en sélection pour la première fois.

Une reconnaissance qui a un peu changé le coureur. Gérard Bulens, le manager de son équipe, estime que cette participation au Championnat du monde lui a servi de déclic. “Avant cela, il n’aurait peut-être pas osé un tel démarrage au Cauberg”, souligne le Bruxellois, qui espère que sa formation sera aussi en vue dimanche qu’à l’Amstel et à la Flèche .



© La Dernière Heure 2010