Pour sa découverte de Milan-Sanremo, Loïc Vliegen n’avait pas fait de la figuration, l’an passé, avec une belle offensive dans la Cipressa. "Cela avait été une belle expérience, les jambes tournaient bien et j’étais bien placé au pied de cette montée", se rappelle le puncheur d’Intermarché-Wanty Gobert. "Mais je m’étais aussi rendu compte dans cette attaque que c’est assez long entre la Cipressa et le Poggio. Avec le recul, je me dis qu’il y a peu de chances qu’un groupe aille au bout en partant de si loin. Je pense donc que je vais attendre cette année, patienter jusqu’à la fin de course, le Poggio, et tenter de suivre les meilleurs."

S’il n’a pas encore réalisé de résultats cette saison, le Liégeois sent qu’il monte en puissance. "Disputer Tirreno-Adriatico m’a fait du bien", précise l’ancien vainqueur du Tour de Wallonie, en 2019. "Car je n’avais plus pris part à une course par étapes depuis le Tour de Wallonie de l’an passé. Le niveau était très relevé à Tirreno, c’est donc bien pour la condition. En vue de Sanremo, mais aussi des belles courses qui arrivent, comme le Grand Prix de l’E3, sur lequel j’espère aussi aller faire un résultat."

Son équipe n’a pas un favori pour ce samedi. Mais Loïc Vliegen espère que leur collectif leur permettra de s’illustrer. "Nous avons plusieurs cartes, comme avec Aimé De Gendt ou Andrea Pasqualon, à nous de bien rouler en équipe", continue le coureur wallon. "La course sera peut-être un peu différente cette année. Car un Mathieu van der Poel peut attaquer partout. Il faudra voir comment cela se déroule, mais je pense m’en tenir à mon plan de base : attendre le final."