Le coureur cycliste était déjà au début de sa carrière un consommateur de substances de dopage notoire. C'est ce que révèle un auteur américain dans un livre intitulé " Les mensonges de Lance" qui sort ce mardi, comme nous le rapporte Het Laatste Nieuws.

L'auteur Juliet Macur se base sur les témoignages de John Neal et John Henderschot, deux anciens médecins d'Armstrong.

Armstrong s'était déjà dopé aux Jeux Olympiques de 1992 à Barcelone. Il avait alors 20 ans. Tim Peddie, un coéquipier du coureur se rappelle l'avoir vu dans sa chambre d'hôtel avec un baxter. Peu de temps après, Armstrong devenait professionnel chez Motorola...

Le "médecin-dopeur"

À la demande du coureur lui-même, John Hendershot rejoint l'équipe d'Armstrong. Hendershot avait la réputation d'un "médecin-dopeur" comme le décrit le quotidien flamand HLN. Il a vécu en Belgique et se procurait ses produits dopants - PO, hormones de croissance, anticoagulants, amphétamines, cortisone, analgésiques et la testostérone - chez un pharmacien à Hulste, un village près de Harelbeke. A partir de ces produits, il réalisait un cocktail qu'il essayait souvent sur lui-même avant de le fournir aux coureurs.

"En 1993 , Armstrong utilisait toutes les substances", témoigne Henderson. Et le coureur n'y voit aucun problème. "C'est le truc que je prends, c'est ce que je fais", disait-il.

En novembre 2013 pourtant, Armstrong déclarait dans une interview qu'il était aussi doué que "propre" durant sa première saison comme pro en 1993. "Je ne peux pas parler pour les dirigeants comme Hampsten ou Mejia", disait-il. "Mais en équipe, nous avons roulé plus ou moins pure. Surtout les plus jeunes, parce que nous étions encore à un échelon inférieur". De fausses confidences pour sauver encore ce qu'il pouvait?