L'Américain a demandé à l'Union cycliste internationale (UCI) de le soumettre à une étude endocrinologique

MADRID "Ma victoire au Tour de France est exclusivement le résultat d'années d'entraînement et de sacrifice (..)", a assuré Landis lors d'une conférence de presse, en présence de son avocat José Maria Buxeda, également défenseur de l'Espagnol Roberto Heras, contrôlé positif à l'EPO sur la Vuelta 2005.

"Je voudrais dire clairement que je ne suis impliqué dans aucun processus de dopage", a martelé Landis, qui s'est dit prêt à se soumettre à tous les tests réclamés par la justice sportive.

"Jusqu'à ce que ces tests soient réalisés, je demande à ne pas être jugé et encore moins condamné par quiconque", a ajouté le coureur américain qui s'exprimait pour la première fois en public après avoir démenti s'être dopé dans des déclarations au magazine américain Sports Illustrated.

Son avocat s'est déclaré convaincu que la contre-expertise réclamée d'urgence par Floyd Landis au laboratoire français de Châtenay-Malabry allait donner les mêmes résultats que le premier contrôle.
Il a réclamé un examen endocrinologique approfondi du coureur qui pourrait prendre "de trois à six mois" et destiné à prouver que Landis génère naturellement un taux élevé de testostérone.

Landis, à la fois combatif et prudent, une casquette à l'envers sur le crâne, s'est déclaré "fier d'avoir gagné le Tour de France parce que j'étais le plus fort. Voilà ce que j'en pense". Il s'est dit "surpris" des résultats du contrôle positif à la testostérone, précisant qu'il avait été contrôlé 6 autres fois pendant le Tour et 14 autres fois depuis le début de la saison.
Interrogé sur l'impact que pourrait avoir sur le Tour de France ce contrôle positif, Landis a estimé que cette question était "hors de (mon) contrôle" et que les conséquences pour le Tour "n'avaient rien à voir" avec lui.

Il s'est dit déterminé à poursuivre sa saison en 2006 après l'opération de la hanche qu'il a programmée.