Le boss de Quick-Step pense que le calendrier sera trop chargé et ne voit pas d'issue pour les différents organisateurs.

Pour nos confrères d'HLN, Patrick Lefèvre est revenu les différents reports des compétitions cyclistes. Et selon lui, le calendrier risque d'être surchargé en fin d'année... "C’est formidable que la saison ait été prolongée mais je ne vois pas comment vous pouvez intégrer le Giro, le Tour de France, la Vuelta et les classiques en quelques mois", commence-t-il.

Avant ensuite d'enchaîner: "Il y a encore tellement de questions : Est-ce que tous les grands tours vont durer 3 semaines ? Qui va prendre les décisions ? Les classiques ardennaises peuvent-elles prendre place avant les championnats du monde, maintenant que les JO ont été reportés ? Pour ceux qui ne participent pas aux Mondiaux, sera-t-il possible de courir les Flandriennes après les Mondiaux ?"

Le Tour de France? Beaucoup d'incertitudes... 

Depuis plusieurs jours, une multitude de scénarios sont envisagés. Certains s'étaient élevés pour raccourcir le Tour de France de trois à deux semaines. Matteo Trenti avait lui imaginé un grand Tour qui regrouperait l'Italie, l'Espagne et la France.

Patrick Lefèvre, "d'ordinaire optimiste" y voit un vrai casse-tête. "Je ne vois pas comment ils pourraient justifier de courir le Tour de France" a ajouté Lefevere. "Cela pose une question au niveau des fans : qui peut venir voir le Tour ? Qui peut entrer en France et qui ne peut pas ? Je ne peux pas imaginer que quelqu’un agite une baguette magique début juillet et que la crise du coronavirus soit soudainement résolue dans le monde. Soyons raisonnables."

Ce mercredi, dans une interview pour France Bleu, Roxana Maracineanu avait abordé la possibilité de voir la Grande Boucle se disputer sans spectateurs sur le bord des routes. "Le modèle économique du Tour de France ne repose pas sur de la billetterie mais sur les droits TV et la retransmission média. Tout le monde a compris les bénéfices de rester chez soi et donc de privilégier le spectacle télévisé que le direct. Finalement, ce ne serait pas si pénalisant puisqu'on pourrait le suivre à la télévision", a-t-elle expliqué sur les ondes de la radio française.