Depuis une semaine, le Covid s’est invité sur les Flandriennes. D’abord chez Bora-Hansgrohe interdite de GP E3 et puis Trek-Segafredo non alignée sur Gand-Wevelgem dimanche dernier.

Mais malgré la quarantaine stricte de sept jours imposée après la contamination d’un de leur membre, les deux formations étaient bien présentes au départ d’À Travers la Flandre ce mercredi. "C’était une situation difficile, a expliqué l’équipe Bora dans un communiqué quelques heures avant le départ de la course. Mais le ministère belge des Sports nous a donné le feu vert. La santé doit toujours rester au premier plan, que ce soit pour les athlètes ou la société en général. Ce qui n’enlève en rien le fait que les professionnels doivent pouvoir faire leur travail."

Après le test positif de Walls vendredi, 17 personnes ont été considérées comme étant des cas contacts à haut risque au sein de la formation allemande. Leur quarantaine ne devait s’achever que ce 1er avril mais les coureurs de Bora ont finalement pu se rendre sur À Travers la Flandre après avoir été testés plusieurs fois négatifs depuis samedi.

La situation était un peu différente chez Trek-Segafredo où plusieurs coureurs dont Jasper Stuyven n’étaient pas considérés comme des cas contacts à haut risque. L’équipe les a isolés des personnes testées positives et après avoir rendu un test PCR négatif, certains ont pu se présenter au départ de la course flamande. Mais uniquement à cinq (sans Pedersen, Theuns et Kirsch) et sans soigneurs pour conserver une bulle la plus petite possible. "C’est mieux que rien", estimait Steven De Jongh, directeur sportif de Trek.

Pour Pedersen, c’est néanmoins une petite catastrophe avant le Ronde. En revanche les 184 kilomètres entre Roulers et Waregem ont rassuré Jasper Stuyven à cinq jours du Tour des Flandres. "C’était un point d’interrogation après la quarantaine mais les jambes ont bien répondu. Je suis content que le stress des derniers jours soit évacué et je peux me tourner vers dimanche sans arrière-pensée."