"Le cyclisme professionnel est en danger", affirment dans une lettre ouverte au président de la République française Emmanuel Macron la Ligue nationale de cyclisme (LNC) , la Fédération française de cyclisme, l'Union nationale des cyclistes professionnels ou encore l'Association des équipes professionnelles. Ils réclament que le cyclisme soit classé "parmi les disciplines et les clubs exposés durablement à la pandémie", afin de bénéficier d'un soutien spécifique de l'Etat. "Il est plus que temps que le gouvernement et ses représentants régionaux prennent en considération la vulnérabilité préoccupante du cyclisme professionnel français" et prennent des mesures face à la situation "parfois désespérée" de ce sport, demandent ces organisations.

Elles dénoncent notamment "un arrêt brutal des compétitions professionnelles en France", comme Paris-Roubaix, reporté à l'automne, ou les Quatre Jours de Dunkerque, prévus du 4 au 9 mai et annulés après l'avis défavorable du préfet du Nord, alors que d'autres pays européens ont maintenu leurs courses.

Cette différence créé "de graves distorsions (...) préjudiciables aux organisateurs, aux équipes et aux coureurs" français. En conséquence, "nos sept équipes de 2e et 3e divisions (Procontinentales et continentales) sont quasiment au chômage ou contraintes de s'expatrier hors Europe pour tenter de rester compétitives", pointe la lettre ouverte.