Si le jeune Siebe Roesems (20 ans) va disputer sa première saison chez les pros en 2022 (avec l'équipe continentale Trinity Racing), l'interview qu'il a consacrée dans la presse flamande était à 100% axée autour de Remco Evenepoel. Et pour cause: les deux hommes s'entraînent ensemble presque tous les jours et le fils de Bert Roesems est sans doute le cycliste qui connaît le mieux le jeune prodige.

Les deux hommes se connaissent depuis la catégorie Juniors: "J'y prenais les départs des courses avec Remco mais une fois qu'il avait décidé d'attaquer, je ne le voyais plus. Je peux vous dire qu'on a tous été heureux de le voir faire la même chose chez les pros. On avait compris que notre niveau n'était pas en cause", rigole Roesems. Mais c'est surtout à partir de 2020 qu'ils sont devenus proches, au début de la crise sanitaire.

"Même si notre niveau est très différent, Remco a la gentillesse de toujours m'attendre après m'avoir lâché. Ou de me laisser dans sa roue pendant tout un entraînement s'il veut y aller un peu plus fort que prévu. De mon côté, je n'ai pas besoin de faire d'entraînement derrière un scooter", plaisante encore le coureur. 

Lorsque le coureur de Schepdaal a repris l'entraînement après sa grave blessure, Roesems a alors vécu une expérience inédite: "J'ai pu lui faire mal aux jambes lors de ses premières sorties. Mais une semaine plus tard, nous étions ensemble à Calpe et son niveau était déjà égal au mien. Et encore une semaine après, il me distançait de nouveau. C'est ce qu'on appelle le talent, n'est-ce pas ?"

Concernant la saison 2021 de son ami, Siebe Roesems trouve que les critiques sont infondées: "Il a disputé six championnats et a ramené cinq médailles. Le tout en remportant huit autres courses, dont un solo interrompu par un incendie à Overijse, sur la course des Raisins. Je n'appelle pas ça une saison décevante. Ne vous inquiétez pas: on vivra encore de bons moments avec Remco", assure celui qui reconnaît toutefois que le Giro était arrivé "un peu tôt pour lui".