Tout doucement mais sûrement, le Giro prend forme. Ce jeudi, les premières étapes ont été officiellement présentées. Et bonne nouvelle pour Remco Evenepoel, il commence par un contre-la-montre, l'un des domaines de prédilections du Petit Cannibale. Le directeur sportif Wilfried Peeters s'est montré satisfait, sans plus. "Oui, c'est très bien pour Remco. Mais nous ne voulons lui mettre aucune pression. Remco aimera certainement ça. Il aura certainement hâte de commencer mais c'est tout ce qu'il faut dire actuellement."

Actuellement, il est encore trop tôt pour dire si le calendrier complet conviendra parfaitement au coureur belge. Cela dépendra évidemment de la vitesse avec laquelle le jeune leader de 21 ans se remettra de sa lourde blessure encourue au Tour de Lombardie. "La vraie question est de savoir si Evenepoel pourra rouler sur le Giro?" se questionne Wilfried Peeters. "Et quelles seront ses ambitions si il est au départ? C'est trop tôt pour le dire. Aujourd'hui, nous ne connaissons vraiment pas les réponses. Nous verrons dans quelques mois si Remco peut démarrer avec des ambitions de classement."

Pour le savoir, Remco Evenepoel aura un lourd calendrier à respecter. Il faut absolument qu'il remplisse toutes les obligations médicales pour pouvoir revenir dans le circuit. Actuellement, son programme se limite à "nager, marcher et faire du fitness. Il ne s'entraine que sur ce qui ne risque pas d'aggraver sa blessure", détaille le directeur sportif de Quick Step.

En janvier, Evenepoel avait pourtant déclaré que son ambition première était de revenir pour le Giro. Et il faisait également une croix sur le Tour de France. "Le Tour d'Italie reste l'objectif", avait déclaré le jeune prodige de 21 ans lors de la présentation de son équipe. "Je ne roulerai pas le Tour de France cette année. J'ai déjà expliqué dans le passé pourquoi ce n'était pas envisageable."

Dans le meilleur des mondes, Evenpoel devrait bientôt remonter sur un vélo. Il y a un mois et demi, son état de santé était plutôt bon. Mais il s'est dégradé et Remco a dû repousser son retour sur les routes. Et par conséquent, réduire son rythme d'entraînement. Peeters refuse de presser son coureur comme un citron. L'objectif est clair: son état de santé avant tout. "Nous ne voulons absolument pas mettre la pression sur lui. Imaginons qu'il n'ait pas d'ambition sur le Giro. Cela ne serait pas un vrai problème. De toute façon, son premier grand Tour sera un apprentissage important dans sa future carrière. N'oublions pas une chose: il est encore très jeune. Pour son développement, il n'est pas nécessaire de partir avec de grandes attentes. Il sera peut-être encore meilleur s'il n'est pas trop attendu" conclut le directeur sportif.