La pluie et l’eau stagnant sur la chaussée ont obligé le jury à remanier le parcours de ce Mondial.

Dans une sournoise ironie du sort, la pluie qui n’avait cessé de s’abattre dimanche sur le Yorkshire jusqu’à l’arrivée des quarante-six survivants de la bataille d’Harrogate s’arrêta au terme de la conférence de presse du nouveau champion du monde Mads Pedersen.

Des averses diluviennes qui avaient déjà commencé à s’abattre dans la nuit de samedi à dimanche, au point de contraindre les organisateurs et le jury des commissaires à remanier le parcours de ce Mondial.

" Nous étions avertis depuis plusieurs jours de la probabilité de conditions météorologiques difficiles et avions donc pris les devants" , commentait Luc Herpelinck, le président belge du jury. "Nous avions fait savoir aux différentes nations dès samedi soir qu’une probabilité de modification de parcours existait. Dimanche matin, une équipe a pris la route pour effectuer un repérage du tracé et a constaté qu’il était totalement impossible d’emprunter l’intégralité de la boucle de 180 kilomètres reliant Leeds à Harrogate puisque certaines routes étaient tout simplement sous l’eau. Nous avons donc décidé d’activer notre plan B, qui consistait à écourter cette partie en ligne (NdlR : ce qui signifiait également ne pas gravir les deux premières difficultés, les côtes de Cray et de Butterubs) mais à ajouter deux tours de circuit local (9 au lieu de 7) pour arriver à un kilométrage total de 261 bornes. La décision s’imposait à nous. Nous avons donc communiqué cette information aux équipes dès dimanche matin, vers 6 h 30, avec les documents techniques (cartes, profil, etc.) nécessaires. Il ne s’agit pas ici une activation du protocole UCI des conditions extrêmes, mais bien d’un choix des organisateurs en accord avec les commissaires."

Des autorités qui avaient également prévu un plan C au cas où les conditions météorologiques seraient devenues un peu plus détestables encore. "Oui, la troisième option aurait consisté à ne disputer ce Mondial que sur le circuit local d’Harrogate" , continuait Herpelinck. " Mais ce choix ne s’imposait pas à nous au moment du départ."

Financé en grande partie par l’office du tourisme du Yorkshire, ce Mondial visait essentiellement à promotionner le plus vaste comté d’Angleterre comme une destination touristique idyllique pour tous les amateurs de cyclisme. Une ambition qui n’aura pas véritablement décollé lors de cette semaine arc-en-ciel. Un peu comme les hélicoptères de la télévision ce dimanche…