Le Tour d'Italie s'élance ce samedi à Palerme par un contre-la-montre de 15 kilomètres. L'occasion idéale pour les spécialistes de la discipline dont fait partie Victor Campenaerts de s'emparer du premier maillot rose de leader. Quatrième coureur à s'élancer, le recordman du monde de l'heure a vu ses rêves de victoire s'évaporer dès les premiers kilomètres suite à une chute dans une épingle de la descente de la cathédrale de Monreale.

Ses espoirs déchus, le Belge a terminé en roue libre ne luttant plus pour la victoire d'étape. Mais Campenaerts était surtout très en colère contre les organisateurs : "Cela ressemblait à un beau parcours sur papier, mais nous n'avions pas pu reconnaître le centre-ville parce qu'il y avait trop de trafic. C'était ridiculement glissant", s'est-il confié au Nieuwsblad, "Quand des rouleurs comme Alex Dowsett et moi se plaignont du parcours alors que nous sommes venus sur ce Giro uniquement pour les contre-la-montre, cela veut dire que c'était trop dangereux. Je ne roulais plus pour gagner mais avec la peur au ventre pour ne pas me casser tous les os du corps. C'est totalement irresponsable."

Avant de revenir sur sa chute dans la descente : "J'étais pourtant très prudent dans ce virage. Je savais que c'était glissant et très dangereux. La route était couverte d'huile", se plaignait le coureur de l'équipe NTT, "Je suis pratiquement certain que la route n'avait pas été nettoyée. Je suis certain à 100% que je n'allais pas trop vite dans ce virage mais je me suis retrouvé sur la mauvaise portion de route."