Après s'être révélé sur la Flèche wallonne 2020, Mauri Vansevenant est en train d'éclore cette saison. Vainqueur du GP Industria le mois dernier, le grimpeur belge vient de conclure un très bon Tour du pays basque à la 11e place et il semble prêt pour les classiques ardennaises.

Son style atypique sur le vélo fait toutefois beaucoup parler, notamment en Flandre. "Son balancier lui coûte de l'énergie de manière indirecte", explique Bert Blocken, expert à la KU Leuven, dans les colonnes du Nieuwsblad. "Avec ces mouvements, il génère plus de résistance à l'air et doit fournir plus de puissance pour maintenir la même vitesse. J'estime qu'un coureur avec ce style fait face à 5 à 8 pourcents de résistance à l'air en plus."

Vansevenant est donc loin du statisme de Roglic, qui a une position plus aérodynamique. Le déhanché du Belge rappelle d'ailleurs celui d'un compatriote: Michel Pollentier. Et l'ancien grimpeur défend son successeur, toujours dans les colonnes du Nieuwsblad: "Je ne pense pas que Mauri doit changer de style. Sa façon de grimper lui permet de transmettre une puissance maximale aux pédales. A mon époque, j'avais essayé de changer ma position et de rester bien droit, mais cela n'avait pas du tout fonctionné."

Nul doute que la Deceuninck-Quick Step se penchera sur le sujet avec son protégé, si ce n'est déjà fait. Mais que ce soit avec ou sans son désormais célèbre balancier, Mauri Vansevenant est amené à faire le spectacle en montagne dans les prochaines années.