Formule améliorée, esprit neuf et positif, la Grande Boucle 2008 prend un nouveau départ

PARIS Depuis une demi-douzaine d'années au moins, au gré des affaires de dopage qui ont secoué le peloton, la présentation du tracé du Tour de France était le théâtre de l'affrontement entre les organisateurs et les autres parties prenantes du cyclisme, l'UCI, les équipes, les coureurs...

La traditionnelle grand-messe, qui s'est tenue hier au Palais des Congrès, a une fois encore permis à Patrice Clerc, le président d'ASO, et à Christian Prudhomme de distiller quelques vérités tout en enfonçant encore le clou de leur lutte contre le dopage mais les discours des deux hommes, revigorés par les avancées générées par le sommet contre le dopage qui s'est tenu en début de semaine à Paris, étaient cette fois plus pondérés et optimistes.

Reste à voir si l'enthousiasme qui prévalait hier, à la découverte du tracé de la 95e Grande Boucle sera encore de mise dans un peu plus de huit mois quand la course s'envolera de Bretagne.

C'est un Tour qui ressemble évidemment aux autres, mais qui sera néanmoins différent. Ainsi, on notera l'absence de bonification, celle aussi du prologue, la diminution des kilomètres (82 km pour 117, cette année) des chronos, celle des grands cols (19 pour 21), autant de paramètres qui peuvent faire croire que le tracé 2008 est plus facile, mais ce parcours est quasi entièrement situé en dessous de la Loire, ce qui, normalement, induit plus de chaleur. Sans parler de la présence plus massive des étapes de moyenne montagne (quatre) ou celle de cols très élevés, l'inusité col de la Lombarde qui fait, à 2.351 mètres d'altitude, frontière avec l'Italie, seul pays étranger visité par ce Tour, ou celui de la Bonette, le plus haut d'Europe - 2.802 m - qu'empruntent des coureurs.



© La Dernière Heure 2007