Le tracé du Volk , à propos duquel les avis divergent, est très différent

GAND C'est sans doute parce qu'il l'ont découvert... au volant de leur voiture que la plupart des directeurs sportifs n'ont pas été autrement impressionné par le parcours new-look du Circuit Het Volk. La classique flamande revient à ses anciennes amours, puisque, après douze éditions, l'arrivée sera à nouveau jugée à Gand. En plein centre d'ailleurs, là même où, en juillet dernier, Gert Steegmans avait enlevé, à la surprise générale, la 2e étape du Tour de France devant... Tom Boonen.

"Pour moi, c'est Harelbeke , expliquait Martial Gayant. La finale, ce sont de grandes lignes droites qui mènent vers Gand et vont favoriser un retour des équipiers et une arrivée au sprint. J'espérais une finale plus nerveuse, plus compliquée. Sans compter que les grands monts sont oubliés."

Il n'y a en effet ni Mur de Grammont, ni Vieux Quaremont et encore moins de Koppenberg au programme, mais douze difficultés (dont le Taaienberg, l'Eikenberg, le Molenberg) et plusieurs secteurs pavés dans une finale qui est apparue plus dense et dure aux... coureurs. "C'est le vent qui décidera, sinon on arrivera à quarante ou cinquante ", dit Alain Deloeil, le directeur sportif de Cofidis. "Moi, je le trouve beau" , dit Nick Nuyens, lauréat il y a trois ans. "Il y a deux blocs de difficultés et même si les secteurs pavés sont moins mauvais que le dernier quand on arrivait à Lokeren (NdlR : la Vogelzangstraat, souvent décisive, à 13 bornes du but), ils sont plus nombreux et plus longs. Il faudra aussi faire attention à l'arrivée qui est spéciale."

Ni Gayant, dont les coureurs ne découvriront les derniers kilomètres qu'aujourd'hui, ni Deloeil, qui avait laissé les siens s'aventurer dans Gand sans lui, hier, n'ont vu les dix derniers kilomètres du Volk . "On passe d'abord une fois à contresens (et de l'autre côté de la chaussée) de l'arrivée, à trois bornes du but, en bordure du Kuipke, avant de descendre vers le centre de Gand ", explique Rik Van Slijcke, directeur sportif de Quick Step et Gantois. "Après, on a ajouté un petit secteur pavé qui ne peut que faire perdre la course à celui qui y crèverait. Puis, les coureurs remontent vers l'arrivée comme au Tour."

"C'est une arrivée pour Gilbert, en légère montée , dit Nuyens à qui ce faux plat continu peut aussi bien convenir. Celui qui lancera le sprint de trop loin, va coincer. "



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