Après la 16e étape, Remco Evenepoel a perdu tout espoir de bien figurer au classement général dimanche prochain à Milan. Pourtant, le Brabançon ne veut pas abandonner, ne se sentant pas encore épuisé.

Sans stress, le coureur de 21 ans veut achever son premier grand tour et, si sa condition le permet, encore une fois jouer une victoire d'étape. Dans le podcast De Koers Is Van Ons, publié sur le site de nos confrères du Nieuwsblad, Patrick Lefevere est revenu sur les deux premières semaines du Tour d'Italie.

Si son abandon reste incertain, Lefevere ne veut pas prendre de risque avec sa pépite : "Nous devons nous poser la question de savoir si c'est une bonne chose qu'il continue pour la suite de sa carrière. Il veut continuer mais si le top 10 n'est plus possible, j'aurais tendance à dire : épargne tes jambes jusqu'à Milan et essaye de remporter le chrono mais face à Ganna ne sera pas évident évidemment."

S'il a perdu 24'05" ce lundi à Cortina d'Ampezzo, Evenepoel avait montré plusieurs signes de faiblesse dès la 11e étape sur les chemins poussiéreux de Toscane. Une étape qui reste en travers de la gorge de Patrick Lefevere : "On va dire que je me plains parce que cela a été une déception pour nous mais les étapes de chemins n'ont rien à faire dans un grand tour, commes les étapes de pavés sur le Tour. Ce n'est plus du cyclisme mais du mountainbike. Ce genre d'étapes, comme à Montalcino, sont mises en place pour faire du spectacle", a-t-il estimé, "Sur cette étape, Remco a plus lâché mentalement que physiquement parce que ses wattages étaient encore excellents. Mais à chaque chemin, il perdait 20 places par virage."

Le patron de la Deceuninck-Quick Step est également revenu sur la relation chahutée au sein du Wolfpack entre Almeida et Evenepoel : "Almeida a connu un jour sans dès la première étape de montagne où il perd plus de quatre minutes. Il est donc logique qu'on lui demande de rester aux côtés de Remco qui était bien placé au classement général. D'autant plus sur l'étape des chemins ou celle du Zoncolan où l'échappée allait se jouer la victoire et qu'il n'avait rien à jouer en restant avec les meilleurs", a expliqué le patron de la Deceuninck-Quick Step, "mais ce lundi, une victoire d'étape était possible et nous lui avons donné la liberté de se glisser dans l'échappée."

Patrick Lefevere est également revenu sur la rumeur Sagan chez Deceuninck-Quick Step. Le boss du Wolfpack n'a pas nié que des discussions ont eu lieu entre les deux parties : "Notre mécène tchèque Zdenek Bakala, ainsi que notre marque de cycles Specialized étaient très chauds pour recruter Sagan. Son manager, Lombardi, ancien poisson pilote, est très nerveux et voulait signer le plus rapidement possible mais je voulais attendre."

Mais finalement le Slovaque ne devrait pas signer pour le Wolfpack : "Je ne pense pas que Sagan viendra chez nous. Ce n'est pas encore définitif mais je pense qu'il a pris une autre décision", a déclaré le Belge, "le problème, c'est que Sagan voulait absolument venir avec son entourage : son frère, Daniel Oss, Maciej Bodnar, deux sogneurs, un mécanicien, un attaché de presse. Cela l'honore de vouloir protéger ses proches mais cela fait d'un coup 8 à 10 personnes en plus dans mon équipe."