Le boss de la Deceuninck-Quick Step n'a pas apprécié les nouvelles de la semaine.

Patrick Lefevere n'y est pas allé de main morte, dans la colonne du Nieuwsblad qui lui est réservée chaque semaine. "La seule chose que l'UCI a révélé dans son immense sagesse à propos du calendrier de fin de saison, c'est celui de la prochaine Coupe du monde à Martigny. Et bien sûr, ils s'en tiennent à leurs deux week-ends. L'UCI pense d'abord à elle-même alors que si nous pouvons à nouveau courir en septembre, chaque date vaudra de l'or."

L'homme fort du Wolfpack parle d'un "luxe que nous n'aurons pas". D'autant plus que ces deux week-ends bloqués le sont pour faire place au... contre-la-montre par équipes mixtes, un "événement qui n'intéresse personne". Difficile de lui donner tort. En ces temps de crises sanitaire mais aussi économique, le cyclisme souffre, lui aussi. "Il est extrêmement important pour la survie des équipes que nous puissions disputer un maximum de courses reportées. Nous devons compenser le manque de visibilité de nos sponsors, sans quoi il y aura des victimes. On ne souhaite pas à son pire ennemi ce qui arrive en ce moment à l'équipe CCC", reprend Lefevere.

Celui qui rappelle que les sponsors font vivre les équipes par des versements mensuels et que "leur bonne volonté n'est pas extensible durant des mois" doit actuellement se contenter de quelques posts sur les réseaux sociaux et du Tour des Flandres virtuel, ce dimanche, pour offrir de la visibilité aux marques qui ornent les maillots du Wolfpack. A propos de ce "Ronde" virtuel, Lefevere n'est d'ailleurs pas naïf: "Cette course va rapporter de l'argent à Flanders Classics alors que nous, on met nos coureurs à disposition gratuitement. Une fois le coronavirus derrière nous, vous ne m'aurez plus à faire des affaires bon marché..."

Il est certain que bien des choses vont changer, entre l'avant et l'après coronavirus. A commencer, visiblement, par le sens des affaires de Patrick Lefevere.