Les spécialistes des classiques auront sans doute plus de concurrence à Liège cette année.

Avec son dénivelé équivalent à une étape de montagne sur un Grand Tour, Lioège-Bastogne-Liège a toujours attiré les grimpeurs. Et les hommes des épreuves de trois semaines. Même si les candidats aux maillots jaune, rose ou amarillo y ont rarement décroché la première place. Quel est le dernier coureur à avoir remporté le Tour de France et Liège-Bastogne-Liège, dans sa carrière ? Andy Schleck (il a gagné le Tour en 2010, après le déclassement de Contador, et s'est imposé à Liège en 2009), tandis que pour le cas précédent, il faut remonter à Bernard Hinault.

Cela pourrait être différent cette année. Si le gouvernement autorise bien la tenue d'événements sportifs majeurs en automne et si le monument wallon parvient bien à être replacé en fin de saison, il pourrait attirer plus de coureurs de Grands Tours. Comme ceux de la Grande Boucle. Dans le projet de calendrier de l’Union cycliste Internationale, Liège-Bastogne-Liège devrait être organisée dans la foulée du Tour de France et du Championnat du Monde. Elle serait en concurrence avec le Giro, mais les acteurs du classement général de la plus grande course du monde pourraient avoir l’envie de s’aligner sur la Doyenne. Et comme ceux (encore en forme...) qui sortent du Tour dominent souvent la Clasica San Sebastian (sauf l'an passé, avec Remco Evenepoel !) qui se déroule d'habitude dans la foulée, les spécialistes des classiques du printemps peuvent s'attendre à une concurrence plus relevée !

Egan Bernal, le vainqueur sortant du Tour de France, n’a pour l'instant jamais disputé la course liégeoise. Mais le Colombien a clairement les moyens d’y jouer les premiers rôles. Surtout quand on sait qu’il a terminé treizième, douzième et troisième du Tour de Lombardie lors de ses trois participations au monument italien, qui est le plus similaire à la classique ardennaise au niveau des grandes courses d’un jour. Ou encore Thibaut Pinot, lauréat du Tour de Lombardie en 2018.