La saison cycliste a repris de plus belle aux quatre coins de l'Europe la semaine dernière, en Roumanie, en Italie, en Espagne ainsi qu'en France. Hormis dans l'Hexagone, les organisateurs mettent en place des mesures strictes pour que leur épreuve puisse avoir lieu. Dans la plupart des cas, les supporters ne sont pas admis sur les sites de départ et d'arrivée de ces épreuves pour limiter tout contact entre le public et les coureurs et éviter les rassemblements de masse.

Des mesures que les organisateurs belges doivent également prendre en compte, ce qui a conduit à l'annulation de la Flèche d'Heist ce week-end alors que l'épreuve anversoise devait marquer la reprise des courses cyclistes dans notre pays.

Mais en France, les règles ne sont pas les mêmes qu'ailleurs. Chez nos voisins, les rassemblements allant jusqu'à 5 000 personnes sont autorisés à condition que le public porte un masque. Dans ce cas, les organisateurs de courses françaises ne sont pas contraints de fermer les zones de départ et d'arrivée.

Pour la reprise sur la Route d'Occitanie dans le sud du pays, le public est donc nombreux le long de la ligne pour voir arriver les coureurs mais également pour tenter de récupérer un bidon ou autre objet à l'effigie de son équipe préférée. 

Arrivée de la 2e étape de La Route d'Occitanie à Cap Découverte :

© Twitter La Route d'Occitanie

Si les selfies avec les coureurs ne sont pas autorisés, Dylan Van Baarle, Néerlandais de l'équipe Ineos, estime que ces mesures sont trop douces dans la période actuelle. Pour lui, voir autant de monde sur le bord de la route et encore plus sur les sites de départ et d'arrivée, pour une épreuve telle que la Route d'Occitanie, cela n'est pas un signe encourageant en vue du Tour de France qui attire un public plus conséquent.

"Quand tu vois le nombre de personnes qui se trouvent le long de la route et ne portent pas de masque, cela me surprend", explque le rouleur néerlandais à la radio NPO 1, "Évidemment, le public est tenu éloigné de nous au départ, mais je n'ai pas l'impression que l'organisation fasse tout son possible pour conscientiser les gens à porter un masque."

Mais pour Van Baarle, le pire se situe sur les zones d'arrivée où les coureurs restent en contact avec le public : "Après l'arrivée, nos soigneurs font tout pour nous donner un masque. Mais les gens veulent encore retirer ton bidon de ton vélo. Si cela se passe de la même manière sur le Tour de France avec encore plus de public, cela va être compliqué", estime-t-il.

Avant de nuancer ses propos : "Mais ce ne sont pas les mêmes organisateurs que sur cette course. Probablement que lors du Critérium du Dauphiné (également organisé par ASO), cela sera bien différent", conclut Van Baarle.

On verra donc probablement sur l'ultime épreuve de préparation au Tour de France, si ASO compte mettre en place des mesures plus strictes pour protéger les coureurs d'une contamination au coronavirus.