Monfort vous donne tous ses conseils pour bien suivre Liège-Bastogne

LIÈGE Natif de Nadrin, dans la région houffaloize, Maxime Monfort se partage aujourd’hui entre Cagne-sur-Mer et Sprimont, où le coureur du Team HTC-Columbia réside quand il est en Belgique. Ardennais pure souche, Max se révélait donc un interlocuteur privilégié au moment d’évoquer les contours d’une Doyenne qu’il connaît sur le bout des doigts. Voici donc les bons conseils de Maxime pour suivre au mieux Liège-Bastogne-Liège.

La place Saint-Lambert - km 0 : “Sur une course comme la Doyenne, la pression qui pèse sur les épaules des favoris est telle que les coureurs ne sont pas toujours très abordables au départ, car déjà fortement concentrés sur leur sujet. Le podium de signatures reste cependant un chouette endroit pour voir défiler la crème du peloton international, faire quelques photos ou découvrir les coulisses de cette épreuve. Les voitures des directeurs sportifs y sont par exemple présentes et c’est souvent là que l’on effectue les derniers réglages mécaniques. Pour les amateurs de matériel, les vélos des pros, des machines qui font souvent rêver, peuvent ainsi être auscultés sous toutes les coutures.”

La côte de Werbomont – km 33 : “Ce point de passage, situé après un peu plus de 30 kilomètres de course, présente le gros avantage d’être placé à proximité immédiate de la sortie d’autoroute numéro 48. Après avoir vu passer le peloton, il est ainsi très aisé de reprendre l’E25 pour recouper le parcours en un autre endroit. C’est donc un endroit stratégique pour les spectateurs désireux de voir passer les coureurs un maximum de fois.”

La côte de Saint-Roch à Houffalize – km 116 : “C’est là que j’allais voir passer la course quand j’étais enfant. C’est la première grosse difficulté du parcours et il y règne toujours une très grosse ambiance. C’est au pied de cette côte que mon club de supporters dressera son QG avec buvette et stand merchandising. Les fans des frères Schleck sont également souvent présents à cet endroit. Plutôt que de prendre place dans la portion la plus raide, je vous suggérerais de vous positionner en haut de cette bosse. Il est beaucoup plus aisé d’y stationner sa voiture et la difficulté fait que les coureurs ont besoin de reprendre leur souffle sur le faux-plat. Ils n’y passent donc pas beaucoup plus vite qu’au plus fort de la rampe.”

La Gleize – km 177 : “Après Houffalize, le spectateur se trouve confronté face à deux politiques distinctes. La première consiste à vouloir impérativement assister à l’arrivée en live. Dans ce cas, le dernier endroit accessible pour parvenir à Ans dans les délais est le village de La Gleize, où le peloton quitte la grand-route pour entamer la côte du Rosier. À ce carrefour, les coureurs grimpent déjà depuis un bon kilomètre et ne roulent donc pas plein pot. On entre réellement dans le vif du sujet puisque l’arrivée n’est alors plus distante que de 80 kilomètres. Ma compagne devrait ainsi se poster à cet endroit avant de rejoindre Ans.”

La Roche aux Faucons : “Si la Redoute est certes plus mythique et présente l’avantage de proposer un écran géant (NdlR : le fan-club de Philippe Gilbert y dresse traditionnellement son chapiteau), c’est dans La Roche aux Faucons que la différence entre les favoris devrait s’opérer. Si le public y est présent, ce n’est cependant pas la cohue comme dans la Redoute. C’est l’endroit que je choisirais dans la finale.”



© La Dernière Heure 2010